samedi, avril 11

« Quand la chenille meurt, naît le papillon. » Plus de trois mois après le terrible incendie de Crans-Montana en Suisse, qui a fait 41 morts et 115 blessés, la mère d’une des victimes lance « l’opération papillon ».

Astrid Panine, dont la fille Cyane Panine est décédée dans le bar Le Constellation, invite tout le monde à participer en partageant, sur les réseaux sociaux, « une photo ou une vidéo d’un moment qui capte une action bienveillante, de soutien, ou simplement un moment de partage heureux » en y ajoutant « le hashtag #operationpapillonC », explique-t-elle dans un entretien à Midi Libre, publié ce samedi 11 avril.

Ceux qui souhaitent participer à ce projet peuvent publier leurs photos ou vidéos à partir du 18 avril et ce, pendant une semaine. Astrid Panine partagera, elle, une vidéo lors d’une course à Montpellier. Cette date n’a pas été choisie au hasard: il s’agit du jour d’anniversaire de Cyane Panine. Elle veut que ce projet soit vu comme un large appel au respect.

La date « de la renaissance »

« Des jeunes vont courir avec un t-shirt en hommage à Cyane. Je veux montrer que le respect peut créer des choses extraordinaires. Cela peut même être un geste plus confidentiel ou personnel, une chanson, une lettre, une création artistique », précise-t-elle.

La maman de la jeune femme, qui était âgée de 24 ans, indique que « le 1er janvier reste gravé comme le jour à rappeler en mémoire des victimes du drame de Crans-Montana », mais qu’elle souhaite que cette journée du 18 avril soit « la date de la transformation » et de « la renaissance ».

Un principe qui, selon elle, pourrait avoir manqué dans le bar la nuit du 31 décembre 2025 au 1er janvier 2026. « Lorsque la sécurité ou l’intégrité des personnes n’est pas respectée, cela peut entraîner des conséquences lourdes. Je veux éveiller les consciences au respect », précise Astrid Panine à Midi Libre, mais ajoute qu’elle ne veut pas que cette « démarche serve à tomber dans l’accusation ou le jugement ».

« Il faut que les consciences s’éveillent »

Ce qu’elle voudrait surtout aujourd’hui c’est que ce drame ne se reproduise pas. « Récemment, il y a eu les mêmes faits au Brésil, en Allemagne. Il faut que les consciences s’éveillent. Les interdictions et les contrôles sont indispensables », estime-t-elle.

Et surtout, que les victimes ne soient jamais oubliées. « Ces dernières semaines, je ne cesse de penser à ces vies brisées. Elles ne peuvent l’être pour rien. J’ai choisi de donner du sens à ce drame, je cherche à le transcender. » Elle adresse plus généralement toutes ses « pensées aux blessés qui continuent de souffrir de ce drame ».

Article original publié sur BFMTV.com

Share.
Exit mobile version