- Plus de 1.300 hectares brûlés : l’intensité du feu qui s’est déclaré jeudi dans la forêt des Landes « diminue légèrement ».
- Pour autant, la surface touchée a doublé en l’espace de quelques heures.
- Comment expliquer que le feu se soit propagé si vite ?
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La météo est la première ennemie des pompiers contre ce feu, qui s’est déclaré jeudi 13 août dans la forêt des Landes. L’air est très sec et les températures sont élevées : 40°C hier, 36°C aujourd’hui. Surtout depuis le début de l’incendie, le vent est erratique.
« Le vent a tourné trois fois. C’était un vent d’est, il a tourné vers l’ouest une heure après, deux heures après. Et en début de soirée, il a tourné vers le nord. En fait, le feu n’a pas arrêté de tourner et ça a été compliqué de réussir à faire des actions pertinentes »,
reconnaît le capitaine Godefroy, du 4ᵉ régiment d’instruction et d’intervention de la Sécurité civile de Libourne, dans le reportage du JT de 20H de TF1 ci-dessus.
Comme le feu est très intense, il va pouvoir embarquer avec lui des éléments fins qui sont embrasés
Comme le feu est très intense, il va pouvoir embarquer avec lui des éléments fins qui sont embrasés
Rémi Savazzi, chef du pôle national « Défense des forêts contre l’incendie »
Les pompiers ont dû lutter contre un incendie particulièrement rapide. Jeudi 13 août, il débute aux alentours de 15h, au sud-ouest de la commune de Luglon. Toute l’après-midi, il gagne du terrain. Mais c’est à la tombée de la nuit que sa progression s’accélère brusquement.
Vers 21h, le vent provoque une saute de feu à l’est du village. « Comme le feu est très intense, il va pouvoir embarquer avec lui des éléments fins qui sont embrasés. Ça peut être des feuilles, des morceaux d’écorce qui sont légers, qui vont être emmenés par la colonne de fumée et qui vont être redéposés un peu plus loin »,
explique Rémi Savazzi, chef du pôle national « Défense des forêts contre l’incendie ».
Au cours de la nuit, les deux incendies s’étendent.

Ce vendredi matin, à 8h, le bilan a encore doublé. En moyenne, le feu aura dévoré cette nuit 80 hectares toutes les heures. À 18h30 ce vendredi soir, nous en étions à 1.300 hectares brûlés.
Une rapidité accentuée par la nature même de cette forêt. Il s’agit d’une monoculture de pins maritimes, tous de même taille, du même âge, plantés à intervalles réguliers. Des arbres avec des résines très inflammables qui permettent au feu de se propager de cime en cime à toute vitesse. Une forêt riche de plusieurs essences aurait pu ralentir sa course.
Virginie FAUROUX | Reportage : Delphine SITBON, Sarah FRANCESCONI et Claire LEFEUVRE



