La commune de Crans-Montana a admis mardi 6 janvier un « manquement » aux contrôles périodiques de la sécurité incendie du bar ravagé par le feu la nuit du Nouvel an dans la station de ski suisse de Crans-Montana, faisant 40 morts et 116 blessés.
« Les contrôles périodiques n’ont pas été effectués de 2020 à 2025. Nous le regrettons amèrement », a déclaré le président de Crans-Montana, Nicolas Féraud, lors d’une conférence de presse dans la station alpine, sans pouvoir expliquer pourquoi les inspections n’ont pas été faites.
L’incendie dans le sous-sol de l’établissement Le Constellation la nuit de la Saint-Sylvestre a fait 40 morts, âgés de 14 à 39 ans, la moitié étant des mineurs. Il s’agit de 22 Suisses, dont un qui a également la nationalité française, et de 18 étrangers, selon la police cantonale du Valais. Le drame a par ailleurs fait 116 blessés, dont 83 toujours hospitalisés.
Parmi ces blessés figurent 69 Suisses, 23 Français et 12 Italiens, dont des binationaux. Le ministère des affaires étrangères a fait état à ce stade de 9 Français décédés, dont plusieurs mineurs, a rappelé la procureure de Paris, Laure Beccuau dans un communiqué, en leur exprimant sa « plus profonde compassion, ainsi qu’à leurs proches ».
Une enquête ouverte par le parquet de Paris
L’incendie a été provoqué, selon l’enquête, par des bougies dites « fontaines ». Les clients du bar, principalement des adolescents et de jeunes adultes, se sont retrouvés piégés par les flammes.
Le bar appartient à deux Français, Jacques et Jessica Moretti, qui font depuis samedi l’objet d’une enquête pour « homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence ». Ils n’ont été ni placés en détention provisoire, ni assignés à résidence, ce qui a pu provoquer l’étonnement.
Le parquet de Paris a ouvert lundi une enquête sur l’incendie meurtrier, afin « d’accompagner les familles françaises dans les investigations menées par les autorités suisses », a annoncé la procureure de Paris. « Les autorités suisses demeurent compétentes pour investiguer sur le déroulement des faits et la recherche de toute responsabilité », a expliqué Mme Beccuau.
Une cérémonie d’hommage est prévue vendredi en Suisse. La porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon, a fait savoir que le président, Emmanuel Macron, s’y rendrait en personne.



