mercredi, janvier 21
Iulia Perminova dans « Imperial Princess », de Virgil Vernier.

L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

Après le conte d’hiver, 100 000 000 000 000 (cent mille milliards), en 2024, de Virgil Vernier, où trois âmes en peine – une jeune fille, sa nounou, un escort boy – passaient les fêtes de fin d’année à Monaco, dégoulinante de luxe, voici le conte de printemps, Imperial Princess, au parfum lourd de vacuité et de solitude, tourné dans la même principauté de la Côte d’Azur, à l’approche du Grand Prix de formule 1.

Lire l’entretien avec Virgil Vernier (en 2018) : Article réservé à nos abonnés « Filmer une Côte d’Azur vue du côté du périphérique et du local poubelle »

C’est d’ailleurs sur une image de bolide qui prend feu, telle une vanité, avec son pilote suffocant, que s’ouvre le film du cinéaste français, né en 1976, formé aux Beaux-Arts. Nous voici au pays des flambeurs et des ultrariches, venus des quatre coins du monde profiter du soleil et des soirées clémentes sur les yachts.

La princesse dont il est question, ici, ressemble à une prisonnière dans son château. Qui plus est russe, au lendemain de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine, le 24 février 2022. Iulia, 23 ans, est la voix off, morne et désenchantée, de ce récit à la première personne, qui commence, début mars, à l’approche des bourgeons. Elle se retrouve seule après le départ de son père, rentré en urgence à Moscou, du fait des sanctions financières qui s’appliquent à l’encontre des ressortissants russes.

Il vous reste 64.52% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Exit mobile version