- Après les dégradations de la mairie de Fresnes (Val-de-Marne), dix mineurs, âgés de 14 à 16 ans, ont été mis en examen ce vendredi.
- Parmi eux, deux jeunes ont été à nouveau interpellés la nuit dernière.
- Ils ont été arrêtés dans une affaire de caillassage d’une voiture de police.
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Le 20H
Les faits se sont déroulés tard dans la soirée, ce vendredi 3 avril, dans une rue de Fresnes (Val-de-Marne). Un groupe d’adolescents lance des projectiles sur une voiture de police en patrouille. Une partie du groupe, 4 adolescents de 16 et 17 ans, est retrouvée 400 mètres plus loin et placée en garde à vue. Parmi eux, deux jeunes avaient été interpellés et placés sous contrôle judiciaire pour les dégradations de la mairie de Fresnes, il y a une semaine.
Ils sont souvent en groupe d’une bonne dizaine de jeunes
Ils sont souvent en groupe d’une bonne dizaine de jeunes
Une habitante
Dans le quartier, ce groupe est bien connu. Plusieurs riverains affirment les avoir vus errer le soir. « Je pense qu’ils sont mineurs. Pour moi, ils viennent des collèges alentours, peut-être des lycées. Ils sont souvent en groupe d’une bonne dizaine de jeunes. Après, ils ne sont pas méchants. Quand on va les voir, on peut discuter, mais c’est juste qu’ils font énormément de bruit »,
affirme une habitante, dans le reportage ci-dessus.
Dans le cadre de leur contrôle judiciaire, ces mineurs avaient un couvre-feu imposé de 22 heures à 7 heures du matin qu’ils n’ont pas respecté. L’un des syndicats de police ne comprend pas qu’il n’y ait pas eu plus de sanctions contre les jeunes lors de la précédente mise en examen. « Ces délinquants se croient tout permis. Ils ont un sentiment d’impunité, puisque dans le cadre de la procédure de la semaine dernière, ils n’ont eu aucune sanction. Certes, ils sont mis en examen. Certes, il y a une information judiciaire qui est ouverte, mais ils n’ont pas une sanction instantanée »,
dénonce Frédéric Le Coënt, secrétaire départemental.
Lorsqu’il s’agit de mineurs, la détention est réservée aux délits les plus graves. Ce samedi, en fin d’après-midi, les adolescents étaient toujours en garde à vue pour que les enquêteurs déterminent le rôle de chacun dans le caillassage de vendredi soir.




