lundi, septembre 14

  • Un vol est survenu ce dimanche, en pleine nuit, dans une station-service située à Lyon (Rhône).
  • Fait troublant, les cambrioleurs ont utilisé une pince de désincarcération, employée en principe par les pompiers .
  • De quoi susciter l’inquiétude chez les soldats du feu, d’autant que plusieurs casernes ont été dérobées ces dernières semaines.

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Lorsque l’employé de cette station-service arrive sur son lieu de travail ce dimanche 13 septembre, il découvre son commerce cambriolé. Des articles ont été jetés au sol et, dans la caisse, seulement 70 euros ont été dérobés. Faible butin, mais un détail surprend Mamadou. Une porte, lourdement déformée, comme forcée par un outil puissant. « Il l’ ont défoncée, rapporte-t-il au micro de TF1. C’est une porte blindée, mais je ne sais pas comment ils ont fait. »

Très vite, les policiers remontent la piste de deux suspects grâce aux images de vidéosurveillance. Les agents fouillent  le coffre de leur voiture volée et mettent la main sur une pince à désincarcération. Il s’agit d’un outil utilisé par les pompiers pour extraire les victimes des véhicules accidentés. Fait troublant, en l’espace de 15 jours, cinq casernes dans un rayon de 20 km se sont fait voler ce type de matériel.  

Ce manque d’outil à disposition des soldats du feu pourrait avoir de graves conséquences lors d’une intervention. « Toutes les casernes n’en sont pas dotées et si nous nous étions déclenchés pour un accident de la circulation, cela ferait qu’on déclencherait une autre caserne avec des délais d’intervention encore allongés au détriment des victimes », alerte dans la vidéo visible en tête de cet article, Julien Bellet, pompier volontaire, au sein de la caserne de Saint-Bonnet-de-Mûre (Rhône).

Ces affaires sont-elles liées ? C’est ce que cherchent à savoir les enquêteurs. « Vu le nombre de cambriolages sur la région lyonnaise ces derniers mois, est-ce que ce matériel-là provient d’un de ces cambriolages ? Il va y avoir des connexions notamment avec la gendarmerie puisque d’autres cambriolages ont été commis en secteur gendarmerie, l’enquête ne fait que commencer », assure Alain Barberis, secrétaire général du syndicat Alliance Police nationale.

Pour les fabricants, ce n’est pas une coïncidence. En France, seules deux ou trois entreprises produisent et vendent ce genre d’outil à plus de 5.000 euros et très difficile à se procurer. « Nos appareils sont conçus uniquement pour les sapeurs-pompiers, souligne Sylvain Dumenil, fondateur et PDG de Scorpe Technologie. Ils sont conçus pour désincarcérer les gens lors d’accidents de la route. Vous ne pouvez pas les trouver dans la grande distribution et  vous ne pouvez pas les acheter si ce n’est que chez des fabricants tels que nous. » La piste d’un gang spécialisé est l’une des hypothèses envisagées par les enquêteurs

La rédaction de TF1info | Reportage Corentin MADÉRÈS, Séverine AGI, Sarah FRANCESCONI

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