- Un couple d’anciens bijoutiers à la retraite, tous les deux âgés de plus de 90 ans, a été victime d’un home-jacking ce vendredi à Marseille.
- Deux hommes cagoulés, qui prétendent appartenir à une association d’aide aux personnes âgées, sont repartis avec près de 500.000 euros de bijoux.
- Une enquête pour vol avec violence aggravée a été ouverte tandis que les malfaiteurs sont toujours activement recherchés.
Il est 18h, vendredi 24 octobre, quand deux hommes sonnent à l’interphone d’un appartement du 5e étage d’un immeuble situé avenue du Prado à Marseille. À l’intérieur, le propriétaire, âgé de 94 ans, pense d’abord que c’est l’infirmière qu’il attend, avant de se laisser convaincre par les malfaiteurs.
Ces derniers disent venir en aide aux personnes de la communauté israélite. Le nonagénaire leur ouvre la porte, mais ce dernier, ancien bijoutier, se retrouve face à deux hommes encagoulés qui le jettent au sol, lui couvrent les yeux et la bouche. Son épouse, atteinte de la maladie d’Alzheimer, est alitée dans une chambre à l’écart. En quelques minutes, alors que les bijoux sont dans la salle de bain, les cambrioleurs repartent avec un butin considérable, estimé à plus de 500.000 euros.
Une enquête pour vol avec violence aggravée ouverte
Mais c’est surtout le mode opératoire qui a ému les habitants du quartier. « Les gens étaient présents dans leur appartement, et ça s’est passé surtout en pleine journée »,
témoigne dans le reportage en tête de cet article une voisine, qui se dit « complètement choquée ».
Légèrement blessé à la tête, mais surtout extrêmement choqué, le nonagénaire a dû être hospitalisé. Une enquête pour vol avec violence aggravée a été ouverte.
Pour le policier que notre équipe a pu interroger, aucun doute, les agresseurs étaient bien renseignés. « Ce n’est pas un quartier qui est connu pour des home-jackings importants ou conséquents. Il y a fort à penser et à croire que les individus ne sont pas venus là par hasard, et qu’ils ont été potentiellement informés du côté fiduciaire monumental qu’il y avait dans cet appartement lambda du secteur »,
explique Eddy Sid, délégué syndical au sein d’Unité SGP Police à Marseille.
Dans ce secteur, les caméras de vidéosurveillance sont très présentes. Elles pourraient apporter des éléments déterminants aux enquêteurs, mais pour le moment, les malfaiteurs sont toujours activement recherchés.














