mardi, août 4

  • Les anis de Flavigny sont l’un des plus anciens bonbons de France.
  • Ils sont confectionnés à Flavigny-sur-Ozerain, en Côte-d’Or.
  • Malgré les siècles qui passent, ils continuent de plaire.

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Les sucreries à l’ancienne, fabriquées de façon artisanale, sont très nombreuses en France. L’une de ces spécialités sont des bonbons à l’anis confectionnés à Flavigny-sur-Ozerain, en Côte-d’Or. Petits bonbons nés il y a environ 400 ans, ils continuent de faire la renommée de tout un village et de faire craquer les gourmands. Pour de nombreux habitants, ces sucreries sont synonymes de souvenirs. « En attendant le bus pour aller au lycée avec les copains, on allait acheter des petites boîtes de bonbons. Il y avait des anis de Flavigny qui étaient très bons », se rappelle un homme. « Il est très bon, très rafraîchissant, et ça me rappelle mon enfance », ajoute une femme. Cette sucrerie, célèbre dans le monde entier, est fabriquée uniquement à Flavigny-sur-Ozerain. Au cœur de l’abbaye, chaque année, 200 tonnes de bonbons sont produites. Les graines d’anis sont transformées en bonbons grâce à l’ajout progressif de sirop.

13 parfums de bonbons disponibles

« Il faut 15 jours de fabrication, et pendant ces 15 jours, on va enrober de couches successives de sucre, jusqu’à arriver à un bonbon qui fait environ un gramme », indique Flavien Hudeley, chef dragéiste aux « Anis de Flavigny ». Anis, fleurs d’oranger ou encore violettes, au total, 13 parfums sont proposés à la vente. Catherine Troubat, cheffe d’entreprise des « Anis de Flavigny », est à l’origine de cette palette de saveurs et déniche les bonnes associations. « Je prends des huiles essentielles de Grasse, je les mélange entre elles. Je le sens. Si ça sent bon, je le goûte… Si c’est bon, on met dans les bassines à dragée », détaille celle qui travaille actuellement sur un nouveau parfum, pour l’instant, secret.

Les anis de Flavigny s’exportent dans 35 pays

Chaque goût de dragée est associé à une illustration sur la boîte de confiserie. Les mêmes personnages sont toujours représentés dans ces scènes. Le premier dessin, l’original, illustre un berger qui offre un anis de Flavigny à une bergère. « La symbolique, c’est : ‘est-ce que tu veux m’épouser ?’ C’est romantique, mais c’est très français », affirme Catherine Troubat. Cette touche de romantisme séduit à travers le monde. Les anis de Flavigny sont exportés dans 35 pays, dont la Chine et les États-Unis. Ce bonbon est aujourd’hui populaire, mais à ses débuts, il était considéré comme un privilège. « Ils étaient très souvent offerts aux rois et aux reines. On raconte même que Louis XIV les aimait tellement qu’il les conservait précieusement dans un petit drageoir de poche », indique Sophie Palmero, employée polyvalente. Ce plaisir n’est plus réservé à la noblesse puisqu’une boîte d’anis de Flavigny coûte 3,25 euros.

C.F | Reportage TF1 : L.CAMMAS – C.BOUCHASSON

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