jeudi, janvier 22

  • En Bretagne, une partie de la ville de Quimperlé (Finistère) est inondée.
  • Ce sont les plus importantes crues depuis 2014.
  • Plusieurs personnes ont dû être évacuées et des commerces sont sous les eaux.

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Le 13H

L’eau monte. Les riverains de la rivière Laïta ont dû précipitemment évacuer leur logement. Ils ont été secourus jeudi matin par les pompiers mobilisés depuis la nuit dernière. « Ça a monté progressivement vers 22 heures, 23 heures et ensuite on a été réveillés à 5 heures du matin par les pompiers, être évacués avec une barque, c’est pas tous les jours », sourit une sinistrée. « J’ai eu peur de ne pas pouvoir rentrer surtout. C’est vrai que c’est des immeubles qui sont déjà pleins d’humidité, donc là ça ne va pas arranger les choses », anticipe Youna, qui a préféré dormir ailleurs la nuit dernière. 

La montée des eaux à Quimperlé, le 22 janvier 2026. – TF1

Quatorze personnes ont été évacuées et six ont été relogées. Les interventions vont se poursuivre toute la journée de jeudi. « Les sapeurs-pompiers du Finistère sont mobilisés depuis 5 heures ce matin afin de procéder à des reconnaissances et des évacuations », indique à TF1 le commandant Guillaume Le Page, chef de la compagnie des sapeurs-pompiers de Quimperlé. La rivière a atteint son pic de crue à 9 heures ce matin, avec une hauteur de 4,47 mètres. 

Un restaurant inondé dans la ville de Quimperlé, le 22 janvier 2026. - TF1
Un restaurant inondé dans la ville de Quimperlé, le 22 janvier 2026. – TF1

La basse-ville de Quimperlé, en zone inondable, n’a pas connu cela depuis 2014. Une restauratrice, riveraine de la Laïta, découvre sa salle sous les eaux à l’ouverture ce jeudi matin. « On a travaillé hier soir jusqu’à 22h30. Il n’y avait rien, je suis rentrée chez moi et ce matin c’était comme ça. Je dirais qu’il y a un mètre à peu près », se désole la professionnelle. Tout est inondé dans son établissement, des réfrigérateurs aux congélateurs à glace. Elle estime qu’elle ne sera pas en mesure de rouvrir avant au moins deux mois, le temps de la remise en état.

TF1

Il existe pourtant bien des barrières anti-crue, mais elles sont sous 60 centimètres d’eau. On ne distingue presque plus l’entrée des commerces sur le quai. L’un d’entre eux appartient à Delphine. Elle l’observe au sec, sans pouvoir intervenir. « Je ne peux pas y rentrer, il n’y a plus d’un mètre d’eau. On avait installé des batardeaux en bois, des panneaux OSB, des renforts, des bâches. Malheureusement, ça n’a pas été suffisant », constate-t-elle. La décrue débute mais elle sera lente. Difficile pour l’heure de savoir si les commerçants vont pouvoir retrouver leur boutique et si les sinistrés pourront rentrer chez eux d’ici ce jeudi soir.

La rédaction de TF1info | Reportage : Irvin BLONZ, Aurélie JANSSENS

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