samedi, février 14

  • Vendredi, le président américain a une nouvelle fois évoqué le renversement du régime des mollahs en Iran.
  • Depuis le début de son second mandat, Donald Trump oscille entre promesses d’une issue négociée avec l’Iran et menaces militaires.

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Trump met une pression maximale sur l’Iran

Un nouveau revirement. Donald Trump a évoqué ouvertement vendredi un renversement du pouvoir en Iran, alors que le dialogue entre Washington et Téhéran sur les capacités nucléaires et balistiques de la République islamique est particulièrement difficile.

Le président américain, qui oscille entre promesses d’une issue négociée et menaces militaires (nouvelle fenêtre), avait peu auparavant confirmé l’envoi « très bientôt » d’un deuxième porte-avions américain dans la région.« Il semble que ce serait la meilleure chose qui puisse arriver », a dit le président américain à des journalistes qui l’interrogeaient sur l’éventualité d’un « changement de régime ». « Depuis 47 ans, ils parlent et parlent et parlent. Et pendant ce temps nous avons perdu beaucoup de vies », a ajouté le dirigeant républicain, en quittant la base militaire de Fort Bragg. Reza Pahlavi (nouvelle fenêtre), le fils exilé du dernier chah d’Iran, a lui appelé les Iraniens à de nouvelles actions de protestation, après la vague de mobilisation réprimée dans le sang début janvier, parallèlement à des rassemblements prévus samedi à l’étranger.

Le président américain avait brandi la menace d’une intervention militaire en Iran face à la répression des manifestations (nouvelle fenêtre) qui, selon des ONG de défense des droits humains, a fait des milliers de morts. Il a ensuite continué de menacer Téhéran pour pousser à un accord, notamment sur le dossier nucléaire. Des négociations entre les deux pays ennemis ont repris le 6 février à Oman mais leur poursuite demeure incertaine tant les positions restent éloignées. Washington, encouragé par Israël (nouvelle fenêtre), veut également limiter le programme de missiles balistiques de l’Iran et mettre fin au soutien à des groupes armées dans la région.

L’Iran, de son côté, ne veut parler que du programme nucléaire et insiste pour conserver des capacités de raffinage d’uranium.
Faute d’accord, Donald Trump a menacé jeudi le pays de conséquences « traumatisantes », en rappelant le bombardement par les États-Unis de sites nucléaires iraniens lors d’une guerre de 12 jours déclenchée par Israël en juin. À l’époque, le président américain avait déjà évoqué en termes confus un possible changement du pouvoir en Iran mais avait ensuite rejeté cette idée, jugeant que cela apporterait du « chaos ».

Antoine LLORCA avec AFP

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