Il était le gérant du Constellation avant que l’établissement ne soit repris par Jacques et Jessica Moretti. Éric Dosdo a assuré ce mercredi 14 janvier sur BFMTV qu’il « n’y avait aucune mousse » acoustisque installée au plafond du sous-sol entre 2005 et 2015, période durant laquelle il était à la tête du bar où 40 personnes ont perdu la vie dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier.
« On n’avait pas besoin de mettre de la mousse pour l’acoustique parce qu’on n’était pas vraiment bruyants », a expliqué Éric Dosdo au micro de BFMTV. « En plus je faisais toujours très attention aux gens parce qu’il y a un immeuble qui est au-dessus du commerce. On faisait toujours très attention à ce qu’il n’y ait pas trop de bruit. »
Selon les premiers élements de l’enquête, l’incendie dramatique de la nuit du Nouvel An a pour origine des bougies scintillantes placées sur des bouteilles de champagne et le feu s’est déclaré par le contact entre ces bougies et la mousse acoustique posée au plafond du sous-sol du Constellation.
« Les contrôles étaient assez rapides »
En plus de s’intéresser à la nature de cette mousse, les enquêteurs se penchent également sur la présence et l’accès aux extincteurs ainsi que la conformité des voies de sortie du bar. Le couple Moretti est ainsi soupçonné d' »homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence ».
Avant qu’il ne soit repris par les deux Français, l’établissement avait pour habitude de diffuser sur grand écran des matchs de football ou de hockey. Il était également doté d’un sous-sol où se trouvait « une partie pub » avec des billards, des fléchettes, un baby-foot et « beaucoup de place dans la salle », décrit Éric Dosdo.
« On a aménagé certaines choses qui ne nécessitaient pas forcément de gros contrôle », précise l’ancien gérant. « En même temps on a été contrôlés régulièrement, je pense toutes les années (…) mais il n’y avait jamais de gros travaux qui étaient faits, donc les contrôles étaient assez rapides ».
La commune de Crans-Montana a de son côté reconnu qu’aucune inspection sécurité et incendie du bar n’avait été effectuée depuis 2019, suscitant la consternation de familles de victimes.
Article original publié sur BFMTV.com




