mardi, août 4

  • Une partie de la Gironde se relève à peine des violents feux qui ont détruit 42.000 hectares.
  • Si certains ont fait le déplacement malgré tout, beaucoup ont préféré annuler leur séjour dans le département.
  • Craignant une « catastrophe économique » à venir, les professionnels font tout pour séduire les vacanciers.

Les visages fermés des derniers jours ont cédé la place à de larges sourires. Audenge a longtemps cru qu’elle ne reverrait pas les touristes en raison du feu hors norme qui a ravagé la région, réduisant en cendres 42.000 hectares. Du jamais-vu en France depuis 1949. Mais les irréductibles étaient bien là ce lundi 3 août, venus s’installer dans ce camping girondin avec leurs camping-cars. « On attendait avec impatience de revenir », témoigne l’un d’eux sur TF1, comme on le voit ci-dessus dans le reportage du 20H. « Parce qu’on aime le coin et on est contents de les faire travailler aussi un peu », ajoute-t-il. Si seuls 10% des emplacements sont pour l’instant occupés, ils le seront tous la semaine prochaine. Mais ce n’est pas le cas partout.

Les stations-balnéaires sont intactes à 90%

Vincent Gerbaud, gérant d’un restaurant à Arcachon

Plus à l’ouest, à Arcachon, la plage est étrangement vide. « Il n’y a jamais eu aussi peu de monde. C’est vraiment dommage », déplore une femme selon qui « l’air est bon ». « On ne respire aucune fumée, absolument aucune », insiste-t-elle. Dans ce département très dépendant du tourisme, certains commerçants s’inquiètent de l’effet des incendies sur leur activité. « Les stations-balnéaires sont intactes à 90% », rappelle Vincent Gerbaud, gérant d’un restaurant du front de mer. « Du beau temps a été annoncé. Les gens ne vont pas venir ici par solidarité. Ils vont venir parce que la région est formidable », estime-t-il, optimiste.

Peut-être que les touristes qui hésitent encore seront-ils convaincus par les célèbres enfants du pays. Sur les réseaux sociaux, l’acteur Guillaume Canet et le chanteur Jérémy Frérot ont appelé les Français à visiter le département, dont une partie seulement a été impactée par les incendies. « La Gironde, c’est un million d’hectares. Il y a des zones touristiques partout », note Jean-Philippe Burgeat, le vice-président du syndicat hôtelier UMIH 33, mettant en garde contre « une catastrophe économique qui pointe le bout de son nez malgré tout ».

La rédaction de TF1info | Reportage : Alexandra VIEIRA et Nicolas FORESTIER

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