vendredi, avril 3

  • L’armée américaine a détruit le B1, l’un des principaux ponts près de Téhéran, jeudi 2 avril.
  • Selon Washington, l’infrastructure servait de point de passage pour les missiles iraniens.

Après l’explosion, un immense nuage de poussière. Le pont B1, à Karaj, près de Téhéran, l’une des infrastructures iraniennes les plus imposantes, a été complètement détruit, jeudi 2 avril, comme le montre la vidéo en tête de cet article. « Le plus grand pont en Iran s’écroule et ne sera plus jamais utilisé », a applaudi Donald Trump sur sa plateforme Truth Social. Le locataire de la Maison Blanche a ensuite appelé le régime iranien à conclure un accord « avant qu’il ne soit trop tard ».

Washington a justifié cette frappe, en affirmant que ce passage servait aussi au transport de missiles. Selon les médias locaux, huit civils ont trouvé la mort dans la destruction du pont. L’Iran, pour sa part, a fustigé cette opération menée contre une infrastructure civile, ce qui constituerait un crime de guerre.

Sur le plateau de LCI, Didier Idjadi, sociologue, universitaire et réfugié politique iranien, explique que les « Iraniens voient ça d’une manière très négative ». Selon lui, cette destruction affecte directement leur quotidien. « Ce pont-là facilitait le voyage et le passage des Iraniens de Téhéran et sa banlieue jusqu’à la mer Caspienne et vers le nord de l’Iran ».

Emilien DECELLE

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