jeudi, septembre 10

  • Les prix à la pompe flambent à nouveau ces derniers jours, tandis que la tension est remontée d’un cran au Moyen-Orient.
  • Face à cette situation « insupportable », la cheffe de file des députés insoumis Mathilde Panot exhorte le gouvernement à bloquer les prix.
  • Une mesure indolore pour les finances publiques, a-t-elle assuré sur LCI ce jeudi.

Ajoutez TF1info à vos sources sur Google

Face à la hausse des prix du carburant, sur fond de relance des tensions au Moyen-Orient (nouvelle fenêtre), la France insoumise passe un appel clair au gouvernement. Invitée sur LCI dans l’interview d’Amélie Carrouër ce jeudi 10 septembre, la présidente du groupe LFI à l’Assemblée, Mathilde Panot, a exhorté à un « blocage des prix » pour mettre fin à une « situation insupportable ». Un levier ne coûtant « rien à l’État », a-t-elle assuré, appelant à faire « payer » les « profiteurs de guerre », dont le distributeur Total selon elle. 

Le baril de pétrole Brent a atteint les 100 dollars mercredi, une première depuis fin juillet, tandis que l’escalade se poursuit au Moyen-Orient entre l’Iran et les États-Unis (nouvelle fenêtre). Une hausse se répercutant rapidement à la pompe, déclenchant une « colère » des automobilistes, a constaté Mathilde Panot dans la vidéo en tête d’article. Pendant la mobilisation des Gilets jaunes (nouvelle fenêtre), lancée fin 2018, « le carburant était à 1,40 euro, 1,50 euro », mais « nous sommes aujourd’hui à plus de 2,20 euros, ces prix pourraient encore largement augmenter », a-t-elle mis en garde. 

« Le gouvernement ment » sur le coût de la mesure, assure la députée

« Cela se montre dans le quotidien des Français et des Françaises, qui perdent de l’argent en allant travailler tellement le carburant est cher, qui se privent de tous les petits plaisirs de la vie. (…) Cette situation est insupportable, il faut un blocage des prix », a ainsi exhorté la députée du Val-de-Marne, assurant que cette mesure « ne coûte pas un seul euro d’argent public, pas un seul euro d’argent à l’État »

L’exécutif a, lui, écarté tout plafonnement général des prix : « libre à chacun de le faire s’il le souhaite », mais « plafonner, c’est organiser la pénurie (nouvelle fenêtre)« , a estimé le ministre de l’Économie mercredi, au sortir d’une réunion avec les distributeurs de carburant. Plus largement, Bercy s’est dit « défavorable » à des « mesures plus générales » d’aides, au-delà des dispositifs de soutien ciblés déjà mis en place (nouvelle fenêtre), en raison de la « situation des finances publiques »

« Le gouvernement ment lorsqu’il dit que nous n’avons pas les moyens de faire un blocage des prix. Le blocage des prix ne coûte rien à l’Etat, le blocage des prix et le plafonnement des marges fait que ce sera à Total et aux profiteurs de guerre (nouvelle fenêtre) de devoir payer, et non pas au peuple de France », a rétorqué Mathilde Panot, évoquant « un simple décret, permis par le code du Commerce »

« La France l’a fait en 1990, cela n’a pas créé de pénurie », a encore assuré l’élue, soulignant à l’inverse que « le taux de recours » aux aides ciblées au carburant n’est que « de 24% ». « Nous ne demandons pas des aides ou des chèques qui vont se retrouver directement dans les poches des actionnaires de Total », a-t-elle insisté, accusant ce dernier groupe de « détruire les distributeurs indépendants » en plafonnant seul ses propres prix. 

En revanche, la baisse de taxes sur le carburant, plébiscitée par exemple par le RN, « n’est pas une solution », a-t-elle tranché : elle déboucherait selon elle sur « des milliards de manques à gagner pour l’État » et à l’inverse « des chèques cadeaux à Total »

Share.
Exit mobile version