lundi, août 17

Au micro d’un podcast, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a à nouveau tenu des propos glaçants. Protestant contre la réduction des opérations militaires dans la bande de Gaza, l’élu d’extrême droite a estimé qu’il faudrait y tuer « 30 à 40 personnes » chaque nuit.

Itamar Ben Gvir était interrogé par Rom Braslavski, ex-otage du Hamas, pour un podcast diffusé samedi 15 août. « Ce n’est un secret pour personne, je suis en désaccord avec le Premier ministre », a-t-il déclaré, faisant référence à la récente réduction des frappes israéliennes.

« Je pense qu’il faut faire des éliminations ciblées à Gaza, chaque nuit en descendre 30 ou 40. Pas seulement ceux qui te mettent en danger à ce moment-là. Non, il y a là-bas des gens qui ne sont pas des êtres vivants, ils n’ont pas besoin de vivre. Ce ne sont pas non plus des humains, je leur donne de l’honneur en les appelant des humains », a poursuivi le ministre.

« Toute la bande de Gaza nous appartient »

Comme le rappelle Euronews, Itamar Ben Gvir n’a pas autorité sur l’armée israélienne et n’est donc pas en mesure d’ordonner de telles « éliminations ». Il exerce toutefois une influence importante sur des éléments clés de l’appareil sécuritaire israélien.

Il gère notamment les prisons et s’est par le passé vanté d’avoir réduit les rations alimentaires des prisonniers palestiniens. En 2025, la Cour suprême israélienne a d’ailleurs statué que sous sa direction l’administration pénitentiaire privait les Palestiniens d’une alimentation minimale de subsistance.

Dans ce même podcast, Itamar Ben Gvir a plaidé en faveur d’une émigration massive des Palestiniens de Gaza et du retour des colonies dans l’enclave. « Je considère que toute la bande de Gaza nous appartient », a-t-il affirmé au cours de l’interview.

Ce n’est pas la première fois que le ministre d’extrême droite tient des propos si violents. Il est d’ailleurs interdit de séjour dans plus de 10 pays, dont la France, la Belgique, l’Espagne, le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie.

L’interdiction française date de mai dernier, après qu’Itamar Ben Gvir a provoqué un tollé international en se mettant en scène devant des militants de la « flottille pour Gaza » agenouillés et mains liées.

Article original publié sur BFMTV.com

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