samedi, janvier 24

Un homme de 38 ans a été mis en examen pour « assassinat et modification de l’état des lieux d’un crime » a annoncé ce vendredi 23 janvier le parquet de Bordeaux, comme le rapport notamment France 3. Sa compagne de 41 ans est poursuivie pour non-dénonciation de crime, abstention volontaire d’empêcher un crime et recel de document ou objet concernant un crime. Le premier a été placé en détention provisoire, la seconde sous contrôle judiciaire.

Le 20 janvier dernier, Léon Stablo, 88 ans, ancien adjoint à la mairie de Branne est retrouvé mort dans les escaliers de son domicile, par un membre de sa famille. Son corps a manifestement été roué de coups. Sur les lieux, des traces de sang semblent avoir été essuyées et des projections sont retrouvées dans d’autres pièces, ainsi que sur la poignée d’une fenêtre retrouvée ouverte.

Une enquête est ouverte dans la foulée et confiée à la brigade de recherches de Libourne. Quelques heures après la découverte du corps, un homme de 38 ans est interpellé et placé en garde à vue. Celui-ci est au chômage, mais « charpentier de formation », selon le parquet de Bordeaux.

Un mobile financier?

Le trentenaire passe rapidement aux aveux. Il explique aux enquêteurs avoir volontairement frappé à mort Léon Stablo. « Il a ajouté songer depuis plusieurs mois à passer à l’acte”, précise le parquet de Bordeaux.

À l’autopsie, le médecin légiste décrit des coups au visage et sur les mains, a priori causés par « un objet contondant ». Dans son communiqué, le parquet de Bordeaux précise que Léon Stablo est mort d’une « décompensation cardiorespiratoire » causée par une asphyxie peut-être liée à un étranglement.

Le mobile ne tarde pas à sauter aux yeux des enquêteurs. Celui-ci est probablement financier. L’homme explique aux enquêteurs avoir acquis, en viager, la maison de Léon Stablo en 2023. Selon le parquet, le trentenaire admet « avoir commis les faits afin de disposer plus rapidement de la propriété de la victime ».

La femme de 41 ans a quant à elle été placée en garde à vue pour non-dénonciation de crime. Les enquêteurs la soupçonnent notamment d’avoir eu connaissance du projet de son conjoint de tuer Léon Stablo et de l’avoir aidé à faire disparaître des preuves.

Article original publié sur BFMTV.com

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