Entre 2.000 et 3.000 personnes sont attendues à Lyon pour rendre hommage à l’étudiant nationaliste Quentin Deranque, samedi 21 février, selon une source policière à BFMTV. Pour le moment, une seule déclaration de manifestation a été déposée en préfecture.
Cette dernière a été faite par Aliette Despieux, militante catholique anti-IVG proche du militant néonazi Eliot Bertin. La manifestation est prévue sur un trajet d’1,4 km à partir de 15 heures, entre la place Jean Jaurès et la rue Victor Lagrange.
« Les appels à participation » à cet hommage « circulent activement » dans les « sphères d’extrême droite », indiquait une source sécuritaire à BFMTV. Plusieurs organisations connues de cette mouvance ont fait part de leur intention de participer, parmi lesquelles l’Action Française, Audace Lyon (anciennement Lyon Populaire), Allobroges Bourgoin, Héritage Lyon, Esprit de corps ou encore Nemesis. L’ancien dirigeant d’un groupuscule pétainiste, Yvan Benedetti, pourrait également être présent.
Une contre-manifestation antifasciste annoncée
Le maire de Lyon Grégory Doucet avait demandé l’interdiction de ce rassemblement, évoquant « des risques avérés de troubles à l’ordre public ». Une requête également faite par le député insoumis Manuel Bompard, qui ne voit pas dans cette manifestation « seulement un hommage à la victime ». Le coordinateur de la France insoumise évoque « une véritable démonstration fasciste dans les rues ».
Mais le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a affirmé, sur RTL ce vendredi, qu’il n’allait pas demander l’interdiction de la marche organisée à Lyon. Cette dernière sera « encadrée » avec « un dispositif policier important », a assuré le membre du gouvernement.
Il y aura des forces de l’ordre locales avec des renforts nationaux pour maintenir l’ordre le long du cortège et aux abords. Une contre-manifestation antifasciste a été annoncée, mais aucune déclaration officielle en préfecture n’a été réalisée.
Article original publié sur BFMTV.com




