jeudi, juin 11

Quelques heures après avoir publiquement promis de frapper l’Iran « très durement », Donald Trump a mis sa menace à exécution. L’armée américaine a annoncé ce mercredi 10 juin avoir lancé de nouvelles « frappes défensives » contre plusieurs cibles iraniennes, pour la seconde nuit consécutive.

La journée avait pourtant commencé par une série de mises en garde. Depuis la Maison-Blanche, le président américain avait laissé entendre qu’une nouvelle opération militaire était imminente. Selon Axios, l’administration américaine considère ces nouvelles frappes comme un moyen de pousser Téhéran à accepter un accord. Plusieurs responsables américains ont toutefois reconnu auprès du média que cette stratégie comportait un risque d’escalade militaire dans la région.

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Seulement quelques heures plus tard, depuis la Floride, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth s’exprimait lui aussi et ne laissait guère place au doute.

« Le Commandement central sera occupé ce soir », a-t-il dit à des journalistes. « Le président Trump a dit que nous allions frapper l’Iran durement, et nous le ferons ».

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En fin d’après-midi, le Commandement central (Centcom) en charge des opérations militaires au Moyen-Orient, a confirmé le passage à l’action de l’armée américaine.

Sur son compte X, le Centcom a indiqué que ses forces ont commencé à mener « des frappes supplémentaires d’autodéfense » contre plusieurs cibles iraniennes. Toujours selon ce communiqué, cette opération a été ordonnée directement par le président Donald Trump. Elle vise à répondre à ce que Washington présente comme une série d’actions hostiles venues d’Iran. Aucun détail n’a pour l’heure été communiqué quant aux sites visés ni sur l’ampleur exacte de cette opération.

Un responsable américain cité par Axios affirme toutefois que les cibles se situent toutes dans le sud de l’Iran. Elles comprendraient notamment des systèmes de défense antiaérienne, des radars ainsi que des centres de commandement utilisés pour les drones.

Plusieurs médias iraniens ont quant à eux rapporté des explosions sur la côte sud du pays, à proximité du détroit d’Ormuz. Le président iranien Massoud Pezeshkian a assuré que son pays ne céderait ni aux menaces ni à la pression américaine.

Quelques heures plus tard, les autorités iraniennes ont encore durci le ton. Selon l’agence Tasnim, l’état-major iranien a annoncé que « tout navire transitant par le détroit d’Ormuz sera pris pour cible », affirmant que ce passage stratégique était désormais « complètement fermé à tout type de navire ».

La marine iranienne a d’ailleurs indiqué avoir frappé deux navires qui tentaient de franchir le détroit, selon des informations relayées par la télévision d’État Irib et l’agence Mehr.

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