samedi, mai 16

  • La souche de l’hantavirus détectée chez la Française testée positive ne comprend « aucun élément (qui) laisse penser à l’apparition d’un variant », a annoncé vendredi la ministre française de la Santé.
  • Le virus séquencé est « très proche » de la souche Andes déjà connue, a complété l’Institut Pasteur.

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« À ce stade, aucun élément ne laisse penser à l’apparition d’un variant susceptible d’être plus transmissible ou plus dangereux. » La ministre de la Santé Stéphanie Rist a annoncé vendredi 15 mai sur X que le « séquençage complet » par l’Institut Pasteur de la souche de l’hantavirus détectée chez la passagère française testée positive, et actuellement dans un état grave, ne suggère pas qu’il s’agit d’une nouvelle version du virus transmis à l’homme par des rongeurs.

À l’issue de l’examen très attendu par les autorités sanitaires, « aucun élément ne suggère à ce stade l’émergence d’un variant particulier présentant des caractéristiques nouvelles », ajoute l’Institut Pasteur dans un communiqué séparé. Surtout, « ces séquences sont très proches des souches du virus (…) connues circulant dans le sud de l’Amérique latine », précise l’Institut.

Les 3% de variations correspondent au bruit des variations naturelles du virus qui circule depuis longtemps

Jean-Claude Manuguerra, infectiologue à l’Institut Pasteur

Cela laisse donc penser que le virus ayant circulé sur le MV Hondius, dont trois passagers sont décédés, n’était pas fondamentalement différent de ceux déjà bien connus par les scientifiques. Il n’y a donc pas lieu de penser, à ce stade, qu’il soit plus contagieux ou mortel.

Selon l’Institut, le virus de la patiente française est semblable à 97% à ceux des autres passagers infectés, comme à certaines souches en Amérique latine. « Les 3% de variations correspondent au bruit des variations naturelles du virus qui circule depuis longtemps, et celles-ci ne semblent pas avoir d’impact sur les caractéristiques de la souche détectée parmi les voyageurs du bateau », a précisé l’infectiologue Jean-Claude Manuguerra, cité par l’Institut Pasteur dans son communiqué.

En France, une vingtaine de cas contacts sont actuellement contraints à l’hospitalisation. Aucun n’a, pour l’heure, présenté de symptôme.

Victor GAUTIER avec AFP

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