vendredi, juin 5

  • Une vingtaine de Français, possibles cas contacts de la croisiériste néerlandaise décédée de l’hantavirus fin avril, vont sortir d’isolement samedi 6 juin.
  • Le ministre de la Santé a confirmé qu’ils vont pouvoir rentrer chez eux, après trois semaines à l’hôpital.
  • Quatre autres cas contacts présumés resteront, eux, à l’isolement jusqu’au 21 juin, alors qu’une Française se trouve toujours en réanimation dans un état « stable ».

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Hantavirus sur un navire de croisière : faut-il craindre une nouvelle crise sanitaire ?

Ils voient la lumière au bout du tunnel. Une vingtaine de Français, qui avaient potentiellement été en contact avec la croisiériste néerlandaise du MV Hondius décédée d’une infection à l’hantavirus courant avril, vont sortir, samedi 6 juin, de trois semaines d’isolement à l’hôpital. 

« La période d’isolement des personnes contacts des vols internationaux se termine ce samedi 6 juin », a confirmé, vendredi 5 juin, le ministère de la Santé.

Quatre ressortissants français doivent, toutefois, rester à l’isolement jusqu’au 21 juin. Il s’agit des personnes ayant participé à la croisière sur le MV Hondius, et donc en contact avec la passagère néerlandaise contaminée à l’hantavirus et, depuis, décédée. Une cinquième Française avait, elle, été testée positive. Hospitalisée à Paris, elle est toujours « en réanimation » dans un état « stable », a précisé le ministère.

Tant que notre sang ne contient aucune trace de virus, nous sommes certains de ne pas risquer la transmission

Roland Seitre, l’un des derniers cas encore confinés

Les 22 personnes qui sortiront samedi étaient, elles, présentes sur des vols aériens dont la patiente néerlandaise était passagère, l’un de Sainte-Hélène vers Johannesbourg, le second au départ de cette dernière ville. La sortie de ces personnes, dont aucune n’a été testée positive et qui étaient hospitalisées dans différentes localités françaises – Paris, Marseille… -, marque une étape majeure dans le dénouement de cet épisode sanitaire qui a inquiété le monde.

Le gouvernement français avait appliqué un protocole particulièrement strict après avoir consulté des experts scientifiques globalement rassurants sur le faible risque d’épidémie mais favorables à d’importantes précautions, quitte à réduire par la suite les durées d’isolement. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a rapporté fin mai que la justice avait « validé la légalité » de ces décisions, alors qu’aucun cas contact n’a bénéficié d’une sortie anticipée.

Roland Seitre, l’un des derniers cas encore confinés, en raison de sa présence sur le navire de croisière, a témoigné vendredi de sa lassitude dans un message à la presse. 

« Non seulement nous ne sommes pas malades, mais tant que notre sang ne contient aucune trace de virus, nous sommes certains de ne pas risquer la transmission de l’hantavirus », a-t-il assuré, précisant ne pas demander la fin de son confinement mais des conditions moins strictes d’isolement.

Y.R. avec AFP

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