jeudi, février 19
Habib Beye, alors entraîneur de Rennes, lors du match de Ligue 1 face à Nice, le 26 octobre 2025 à Rennes.

Pour qui ne suit pas le championnat de France avec un minimum d’assiduité, le nom des entraîneurs de plusieurs clubs, à compter de vendredi pour la 23journée de Ligue 1 aurait de quoi surprendre. Démis de ses fonctions de coach du Stade rennais le 9 février, où il a été remplacé par Franck Haise – lui-même licencié de Nice en fin d’année 2025 –, Habib Beye va prendre place sur le banc de l’Olympique de Marseille, a annoncé le club phocéen, mercredi 18 février dans un communiqué. L’ancien capitaine de l’OM – qui y a évolué de 2003 à 2007 – succède à l’Italien Roberto de Zerbi, dont la « fin de la collaboration » avec Marseille a été annoncée une semaine plus tôt, au cours de la nuit.

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Cette nomination intervient au lendemain du énième rebondissement dans la crise qui sévit au club marseillais – actuel quatrième de L1 à cinq points du 3e –, avec l’annonce par l’homme d’affaires américain et propriétaire du club, Frank McCourt, que Medhi Benatia, directeur du football du club démissionnaire, allait rester jusqu’à la fin de la saison, en voyant ses prérogatives élargies. Et elle vient conclure, au moins temporairement, plusieurs semaines de remous dans la cité phocéenne.

Saluant un technicien s’étant « construit une trajectoire singulière dans le football français, d’abord comme joueur combatif et respecté, puis comme entraîneur ambitieux et réfléchi », l’Olympique de Marseille observe dans son communiqué que « la boucle semble bouclée (…), de la verte pelouse du Vélodrome au banc de touche de l’enceinte », pour son ancien défenseur. Mais souligne que « le plus dur est probablement face à lui ». Car Habib Beye, qui a également fait ses classes comme consultant vedette sur Canal+ avant de lancer sa carrière d’entraîneur au Red Star, a pour mission de remettre d’aplomb une équipe dont son prédécesseur transalpin a souvent tancé l’inconstance et les errements de ses leaders.

« Cette équipe reste de très haut niveau »

Piteusement éliminés sur le fil de la phase de ligue de la Ligue des champions, avec pour épilogue un scénario improbable et un but du… gardien de Benfica, Anatoliy Trubin, à l’ultime seconde, dans une autre rencontre, les joueurs marseillais peinent à maintenir le cap cette saison. En dépit d’un effectif largement renforcé, les coéquipiers de Benjamin Pavard ne parviennent pas à enchaîner les résultats. Et la déroute sur la pelouse du Parc des Princes face au rival du Paris Saint-Germain (PSG), le 8 février (5-0) a sonné le glas du volcanique Roberto De Zerbi à Marseille.

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Choix de Mehdi Benatia, qu’il avait croisé à la Commanderie quand il était joueur – le directeur du football était en formation au club –, Habib Beye retrouve la cité phocéenne avec une mission claire : qualifier Marseille pour la prochaine Ligue des champions, donc finir parmi les trois premiers du classement. La quatrième place est également qualificative, mais en passant par de hasardeux barrages. L’ex-international sénégalais, formé au PSG, débutera son mandat, vendredi 20 février, sur la pelouse de Brest, alors que l’équipe est également encore en lice en Coupe de France. Et lui-même doit se racheter, après une expérience rennaise pour le moins mitigée.

« Je connais très bien ce club, je sais que la crise parfois y fait du bien », observait Habib Beye au sujet de l’OM, le 3 février, après l’élimination de son club d’alors, Rennes, par Marseille en Coupe de France (0-3). Citant l’ancien président phocéen Pape Diouf, le technicien franco-sénégalais poursuivait : « Quand le feu brûle à Marseille, il faut parfois le laisser brûler : ça entretient l’émulation », observant « de la tension, mais cette équipe reste de très haut niveau. » A peine quelques semaines plus tard, à lui de le démontrer. Et d’éteindre l’incendie qui embrase le Vieux-Port.

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