dimanche, avril 5

  • Le président américain a donné, samedi, « 48 heures » à l’Iran pour « conclure un accord ou rouvrir le détroit d’Ormuz ».
  • Faute de quoi les États-Unis déchaîneraient « les enfers » sur la République islamique.
  • La réponse de Téhéran est tombée dans la soirée, les forces armées iraniennes jugeant les menaces de Donald Trump « stupides ».

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Un mois de guerre au Moyen-Orient

La réponse ne s’est pas faite attendre. Le président américain, dans un message publié sur son réseau Truth Social, a menacé, samedi 4 avril, de « déchaîner les enfers » sur l’Iran si la République islamique ne concluait pas un accord ou ne rouvrait pas le détroit d’Ormuz dans les « 48 heures ». « Le temps presse », a rappelé Donald Trump, qui avait donné, le 26 mars, 10 jours au régime des mollahs pour parvenir à un accord pour mettre fin à la guerre. 

Le président Trump donne « 48h à l’Iran » pour signer un accord – Truth Social

La réponse à ces menaces a été donnée quelques heures plus tard : « Le président américain agressif et belliqueux, après avoir subi des défaites successives, a entrepris, de façon impuissante, instable, énervée et stupide, de menacer les infrastructures et les biens » de l’Iran, a affirmé le général Ali Abdollahi, chef du commandement des forces armées iraniennes.

« Avec nos forces armées, nous n’hésiterons pas un seul instant à défendre les droits de notre pays, à protéger nos biens et à remettre tout agresseur à sa place », a-t-il ajouté, cité par la télévision d’État sur Telegram.

L’ultimatum lancé par Donald Trump est normalement fixé au lundi 6 avril à 20h, heure de Washington. En l’absence d’une réouverture du détroit, le président américain avait menacé de détruire les centrales électriques en Iran. Samedi soir, l’armée iranienne a prévenu « qu’en cas d’attaque par l’ennemi américano-sioniste, nous viserons toutes les infrastructures utilisées par l’armée terroriste américaine, ainsi que les infrastructures du régime sioniste, sans exceptions, lors d’attaques destructrices et ininterrompues ».

« Depuis le début de cette guerre qui nous a été imposée, nous avons tenu nos promesses, ce message veut dire tout simplement que vous allez ouvrir les portes de l’enfer », a conclu le général Abdollahi. 

A.B. avec AFP

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