- L’administration Trump cherche à tout prix à sécuriser le détroit d’Ormuz pour que les navires y circulent à nouveau.
- Mais en plus d’être très coûteuse, une intervention représenterait aussi un véritable casse-tête.
- Quelles opérations pourraient être envisagées ?
Suivez la couverture complète
L’Iran attaqué par les États-Unis et Israël, le Moyen-Orient s’embrase
Le détroit d’Ormuz est le nouveau (gros) caillou dans la chaussure de Donald Trump. Si le président américain promet de débloquer ce passage stratégique – il en a même appelé à la collaboration d’autres puissances militaires comme la France ou la Chine –, une opération représenterait un vrai casse-tête. En plus d’être très coûteuse.
À son passage le plus étroit, il ne dépasse pas les 34 km de large (voir la vidéo en tête de cet article). Les navires seraient alors totalement exposés aux drones et aux missiles iraniens. Et les escorter réclamerait d’immenses moyens. Selon des experts cités par le Wall Street Journal
dimanche 15 mars, il faudrait deux navires par pétrolier. Quelque 600 navires sont bloqués dans le détroit d’Ormuz depuis des jours.
D’autres solutions existent et l’administration Trump n’en exclut aucune. Parmi elles, occuper la bande côtière, soit entre 160 et 200 km. « Mais il faudrait aussi occuper la zone intérieure pour empêcher les tirs »
, ajoute Kady Adoum-Douass, journaliste LCI.
« Selon les experts militaires, le dispositif nécessiterait, pour la première phase, des frappes aériennes massives sur le littoral et un débarquement amphibie de Marines. Pour la deuxième phase, le déploiement de plusieurs milliers de soldats avec un soutien aérien permanent et logistique. Environ 2.500 Marines sont actuellement en route »
, explique-t-elle.
Des combats directs seraient alors probables, la zone étant largement hostile. « Et la plupart des analystes nous disent que même le contrôle de cette côte n’éliminerait pas les missiles iraniens de longue portée. »
Plus d’informations dans la vidéo en tête de cet article.




