vendredi, juin 12

  • Invité de LCI ce vendredi 12 juin, le ministre des Affaires étrangères a appelé l’Iran et les États-Unis à peaufiner les derniers détails d’un accord.
  • Des deux côtés, « il y a une volonté d’en finir », a-t-il assuré.

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Moyen-Orient : un cessez-le-feu et des négociations mis à rude épreuve

Un accord entre les États-Unis et l’Iran n’a « jamais été aussi proche ». Plus de trois mois après le début de la guerre au Moyen-Orient, Washington et Téhéran semblent enfin prêts à s’accorder sur une cessation des activités. D’après un haut responsable américain, il y aurait même 80 à 85% de probabilité qu’un accord soit signé entre son pays et l’Iran dans les prochains jours.

Une signature en France ? « Si nécessaire »

Une hypothèse à laquelle veut croire le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Outre l’actualité autour de la guerre en Ukraine et de la situation à Gaza, le chef de la diplomatie française a commenté sur LCI les avancées autour d’une fin du conflit au Moyen-Orient. « Nous appelons les deux parties à conclure cet accord pour mettre fin à une situation insoutenable qui ne fait que des perdants », a-t-il affirmé (voir vidéo en tête de cet article). « Il y a une volonté d’en finir. Il faut s’accorder sur les détails du texte à partir duquel la cessation des activités sera actée. »

Reste que le patron du Quai d’Orsay demeure méfiant, malgré l’optimisme affiché de l’autre côté de l’Atlantique. « Les signaux positifs s’accumulent, mais il faut rester prudent », a tempéré Jean-Noël Barrot, qui note qu’une « signature devra intervenir » pour sceller un accord. Pourrait-elle avoir lieu en France, en marge du G7 à Évian ? « Si nécessaire », a répondu le ministre, « mais peu importe le lieu. »

Celui-ci a également noté que si la France ne participe pas à ces discussions, elle devra être consultée une fois l’accord obtenu. La raison ? Un deal aurait probablement un impact sur le programme nucléaire iranien. Or, « si encadrement strict du programme nucléaire il y a, l’Iran demandera forcément en contrepartie que les sanctions soient levées », a d’ores et déjà anticipé Jean-Noël Barrot, rappelant que la France a pris des sanctions envers Téhéran. « Pour que les sanctions des Nations unies soient levées, il faudra que la France soit consultée. Une négociation s’enclenchera, nous sommes prêts à y participer. Mais nous serons exigeants. »

La rédaction de TF1info

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