mercredi, avril 1

  • Shelly Kittleson a été enlevée le 31 mars à Bagdad, en Irak.
  • Un mouvement pro-iranien est soupçonné d’être derrière le kidnapping de cette journaliste américaine.

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Un mois de guerre au Moyen-Orient

La jeune femme a été enlevée en plein jour et en plein centre de Bagdad. Une journaliste américaine, couvrant l’actualité en Irak et dans la région, a été kidnappée mardi 31 mars, selon les autorités locales. L’identité de Shelly Kittleson a été divulguée plus tard par le site Al-Monitor (nouvelle fenêtre), pour qui elle collabore. Voici ce que l’on sait de son travail et des circonstances dans lesquelles elle a été enlevée.

Une journaliste tournée vers le Moyen-Orient

Selon l’ONG (nouvelle fenêtre) International Women’s Media Foundation (IWMF), Shelly Kittleson « réside actuellement à Rome », mais en tant que journaliste spécialisée du Moyen-Orient, son objet de travail se trouve plus à l’est. Shelly Kittleson connait bien la région, qu’elle arpente depuis des années de l’Irak à la Syrie en passant par l’Afghanistan, en témoignent ses nombreuses photos partagées sur Instagram. 

Cette journaliste indépendante a récemment travaillé avec le média Al-Monitor tourné vers le Moyen-Orient, mais aussi avec le magazine arabe Al Majalla, l’agence de presse italienne Ansa ou encore avec la radio publique italienne RAI Radiotre. « Ses reportages courageux ont couvert des zones de conflit à travers le Moyen-Orient ; journaliste reconnue, elle ne fait que son travail pour informer le public international », a salué IWMF, qui exige sa libération. De son côté, Reporters sans frontières (RSF) a exprimé « sa profonde inquiétude après l’enlèvement » de Shelly Kittleson et s’est dit (nouvelle fenêtre) « solidaire des proches de la journaliste ». 

Arrestation d’un suspect pro-iranien

La journaliste américaine pourrait être victime des répercussions du conflit au Moyen-Orient : en effet, un suspect pro-iranien a été rapidement interpellé après les faits. Dans un communiqué (nouvelle fenêtre), le ministère irakien a affirmé que « les forces de sécurité ont pu arrêter l’un des suspects et saisir l’un des véhicules utilisés lors du crime », et a promis que des efforts seraient « déployés pour retrouver les auteurs présumés et obtenir la libération de la femme enlevée ».

Selon le département américain d’État, qui a confirmé sur X (nouvelle fenêtre) le kidnapping sans donner l’identité de la journaliste, le suspect est une « personne liée au groupe milicien Kataib Hizballah, aligné sur l’Iran » et a été placé « en détention par les autorités irakiennes ». 

Le site Al-Monitor a demandé la libération de la journaliste, en s’inquiétant d’ores et déjà de la durée de sa captivité : « L’enlèvement de Kittleson rappelle celui de la chercheuse russo-israélienne Elizabeth Tsurkov dans un café de Bagdad en mars 2023. Elle a été retenue en otage par Kataib Hezbollah pendant 903 jours avant d’être libérée grâce à un accord négocié par les États-Unis. »

Caroline QUEVRAIN

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