mardi, avril 7

  • Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou avait annoncé la semaine passée la prise en charge de chômage partiel pour les entreprises fragilisées, sur fond de guerre au Moyen-Orient.
  • Un dispositif peu sollicité pour le moment, a-t-il constaté ce mardi, estimant que « l’activité n’est pas encore touchée » malgré la hausse des prix des carburants notamment.
  • « Une trentaine » d’entreprises seulement ont sollicité cette aide.

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Plus d’un mois de guerre au Moyen-Orient

En dépit des soubresauts économiques mondiaux liés au conflit en cours, « l’activité pour le moment ne s’est pas affaissée ». Peu d’entreprises françaises ont recouru à ce stade à des mesures de chômage partiel (nouvelle fenêtre) pour s’adapter aux conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient, a indiqué ce mardi 7 avril le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou. Seules environ « une trentaine » d’entre elles ont sollicité cette aide jusqu’ici.

La semaine passée, le ministre avait annoncé la prise en charge par l’État des mesures de chômage partiel, pour un montant d’environ 70 millions d’euros. Mais « il n’y a pas un afflux de demandes », a-t-il souligné au micro d’Europe 1 et CNews. « On a une trentaine d’entreprises pour le moment, ça veut dire que l’activité n’est pas encore touchée. Le coût du carburant a joué sur les prix et sur les coûts (nouvelle fenêtre), mais l’activité pour le moment ne s’est pas affaissée », a souligné Jean-Pierre Farandou.

Le « secteur du tourisme » malgré tout « touché »

Il a toutefois pointé les difficultés touchant les activités touristiques (nouvelle fenêtre). « On a pas mal de gens qui annulent leur voyage, donc on sait que le secteur du tourisme et du voyage est touché, donc nous avons décidé de les aider », a-t-il souligné.

Des mesures d’activité partielle longue durée (APLD), permettant aux entreprises de réduire l’activité de leurs salariés tout en les maintenant en emploi, avaient été prises durant la crise du Covid-19 à partir de 2020 puis au début de la guerre en Ukraine en 2022, mais de nouveaux dispositifs de ce type ne pouvaient plus être mis en place depuis début 2023. La semaine dernière, Jean-Pierre Farandou s’était dit toutefois prêt « à mettre en place des mesures de chômage partiel pour soulager les entreprises qui ont une baisse d’activité » directement liée à la crise au Moyen-Orient (nouvelle fenêtre)

Le ministre du Travail a par ailleurs assuré qu’il n’y avait pour l’instant « pas de problème d’approvisionnement ni en carburant ni en gaz » en France. Tout en reconnaissant des pénuries, mais qu’il attribue à « un comportement de précaution » de Français qui « se précipitent » pour faire le plein, notamment dans les stations où les prix sont « un peu plus bas ». En parallèle, la ministre déléguée à l’Énergie, Maud Bregeon, a elle indiqué sur BFMTV qu’« il y a environ 18% des stations dans lesquelles il manque au moins un carburant », principalement dans le réseau TotalEnergies, qui a plafonné le prix des carburants jusqu’à ce mardi. 

M.L. avec AFP

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