mercredi, mars 4

  • Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, Donald Trump entretient le flou sur ses objectifs en Iran.
  • Menace nucléaire, missiles balistiques, renversement du régime des mollahs… Le président américain multiplie les justifications de l’opération en cours.
  • Donald Trump enchaîne aussi les contradictions sur la durée de la guerre.

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L’Iran attaqué par les États-Unis et Israël, le Moyen-Orient s’embrase

Au quatrième jour de l’offensive américano-israélienne contre l’Iran, Donald Trump s’est exprimé sur la situation au Moyen-Orient ce mardi après-midi depuis la Maison Blanche, où il recevait le chancelier allemand Friedrich Merz. Notamment interrogé sur le remplacement du guide suprême Ali Khamenei, dont la mort a été confirmée par l’Iran dimanche, le président américain a répondu : « La plupart des gens que j’avais en tête sont morts. Je crois que le pire, ce serait que le nouveau soit aussi mauvais que l’ancien. »

Mais depuis les premières frappes samedi, Donald Trump et son équipe entretiennent avant tout le flou sur leurs objectifs et multiplient les justifications sur les raisons de leur intervention en Iran. D’abord, il s’agissait d’empêcher Téhéran de développer l’arme nucléaire. « On s’est assuré que ce régime terroriste ne puisse jamais se doter de l’arme nucléaire », avait déclaré Donald Trump.

Des versions contradictoires sur la durée de la guerre

Pourtant, de son côté, le secrétaire d’État américain Marco Rubio affirmait lundi que le but était « d’éliminer la menace que représentent leurs missiles balistiques et leurs navires ». Quelques heures plus tard, Pete Hesgeth, secrétaire à la Défense américain, déclarait que le renversement du régime des mollahs était une priorité. « On espère que le peuple iranien profitera de cette incroyable opportunité. Le président Trump vous le dit : c’est votre moment », avait-il déclaré.

Donald Trump a également livré des versions contradictoires sur la durée de l’opération. « On pourrait faire ça sur un temps long et prendre tout le contrôle, ou alors terminer ça en deux ou trois jours », a-t-il détaillé auprès du site web américain Axios le 28 février dernier. Avant de changer de version dès le lendemain : « On a estimé que ça prendrait environ quatre semaines. Il a toujours été question d’un processus de quatre semaines », a confié le locataire du Bureau ovale au Daily Mail.

Cette incertitude n’est pas de nature à rassurer les citoyens américains, pas même ses propres électeurs. Dans la ville de Warrenton, dans l’État de Virginie, qui avait voté pour lui notamment pour qu’il s’occupe d’abord des Américains, les habitants sont confus. « Il a des raisons d’attaquer l’Iran, mais je ne sais pas si ce sont les bonnes. Ce serait mieux que personne ne se fasse tuer », admet un habitant au micro de TF1, tandis qu’un autre l’appelle à « se concentrer davantage sur notre pays ». Dans ce pays très marqué par les précédentes interventions en Irak et en Afghanistan, seuls 27% des Américains affirment soutenir cette opération.

N.K | Reportage TF1 Antoine BOURDARIAS, Armelle EXPOSITO et Matthieu DERRIEN

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