- Le détroit d’Ormuz est au cœur des négociations en cours entre Washington et Téhéran au Pakistan.
- Mais au-delà de la réouverture, se pose aussi désormais la question des mines.
- Notre journaliste Esther Abitbol fait le point sur LCI.
Un jeu de dupes. L’Iran aurait oublié les plans de minage du détroit d’Ormuz. « Selon les dires de responsables américains au New York Times, l’Iran n’aurait pas répertorié l’emplacement de toutes les mines déposées le mois dernier. Sauf qu’il y a quelques jours, les Gardiens de la révolution ont annoncé deux routes maritimes, selon eux sécurisées
« , explique la journaliste Esther Abitbol sur LCI, dans une séquence à retrouver dans la vidéo en tête de cet article.
Il existe donc des couloirs théoriquement dégagés, mais toujours contrôlés. Pour éviter les mines, les navires doivent se rapprocher des côtes iraniennes. Une zone à éviter a été délimitée, montrant que la localisation de certaines mines pourrait être connue. Cependant, l’effet du courant a pu les faire dériver. Il faut aussi ajouter que, même localisées, se poserait le problème de les retirer.
« L’Iran ne dispose pas de capacité de déminage efficace. Les États-Unis pourraient utiliser des navires équipés de systèmes de déminage, mais contrairement à la France, ils ne font pas partie des pays les plus expérimentés dans le domaine
« , ajoute Esther Abitbol. Pour rappel, le détroit d’Ormuz est fermé depuis le 2 mars.




