L’Iran s’est dit prêt dimanche 29 mars à répondre à une opération militaire au sol des Etats-Unis, accusant Washington de préparer une offensive terrestre tout en affirmant chercher à négocier, tandis que les chefs de la diplomatie de plusieurs grands pays de la région se sont réunis au Pakistan pour tenter de mettre un terme au conflit.
Les discussions organisées à Islamabad avec les ministres des Affaires étrangères du Pakistan, d’Arabie saoudite, de Turquie et d’Egypte se sont concentrées sur des propositions visant à rouvrir le détroit d’Ormuz à la navigation, ont indiqué des sources proches du dossier.
A la suite de ces échanges, le Pakistan a déclaré qu’il se préparait à accueillir dans les prochains jours des « discussions significatives » entre les deux camps pour mettre fin au conflit, sans que l’on sache si les États-Unis et l’Iran ont accepté d’y participer.
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Le président du Parlement iranien Mohammad Baqer Qalibaf a accusé les Etats-Unis d’envoyer des messages sur la possibilité de négocier tout se préparant en secret à déployer des troupes terrestres. Il a ajouté que l’Iran était prêt à riposter en cas d’opération américaine sur son sol.
« Tant que les Américains veulent la reddition de l’Iran, notre réponse est que jamais nous n’accepterons l’humiliation », a-t-il dit dans une adresse à la nation.
Pour la première fois depuis le début du conflit, les Houthis du Yémen, alliés de Téhéran, avaient lancé samedi des missiles sur Israël, faisant craindre que le conflit s’étende davantage encore au Moyen-Orient.
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Le Washington Post, citant des responsables américains, a rapporté samedi que le Pentagone se préparait à plusieurs semaines d’opérations terrestre en Iran tandis que le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a déclaré que les Etats-Unis pouvaient atteindre leurs objectifs sans déployer de troupes au sol.
Marco Rubio a ajouté que les soldats américains déployés au Moyen-Orient avaient pour but de donner à Donald Trump des options pour faire face aux imprévus.
L’armée israélienne a indiqué dimanche soir avoir mené plus de 140 frappes aériennes sur le centre et l’ouest de l’Iran au cours des 24 heures, y compris à Téhéran, visant des sites de lancement de missiles balistiques et des dépôts, entre autres.
L’Iran a de son côté poursuivi ses attaques contre Israël et plusieurs États du Golfe.
Une usine chimique dans le sud de l’Etat hébreu, près de la ville de Beer-Sheva, a notamment été touchée par un missile ou des débris de missile alors qu’Israël repoussait plusieurs salves iraniennes, ce qui a conduit les autorités à avertir la population de rester à distance en raison de la présence de « matières dangereuses ».
Un autre missile a frappé une zone proche d’habitations à Beer-Sheva, dans les environs de plusieurs bases militaires, blessant 11 personnes.
Avec AFP




