lundi, mars 30

L’Iran s’est ⁠dit prêt dimanche 29 mars à répondre à une opération militaire au sol des Etats-Unis, accusant Washington de préparer une offensive terrestre ⁠tout en affirmant chercher à négocier, ​tandis que les chefs de la diplomatie de plusieurs grands pays de la région se sont réunis au Pakistan pour tenter de mettre un terme au conflit.

Les discussions organisées à Islamabad avec les ministres des Affaires étrangères du Pakistan, d’Arabie saoudite, de Turquie et d’Egypte se sont concentrées sur des propositions visant à rouvrir le détroit d’Ormuz à la navigation, ont indiqué des sources proches ​du dossier.

A la suite de ces échanges, le Pakistan a déclaré qu’il se préparait à accueillir dans les prochains jours des « discussions significatives » entre les deux camps pour mettre fin au conflit, sans que l’on sache si les États-Unis et l’Iran ont accepté d’y participer.

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Le président du Parlement iranien Mohammad Baqer Qalibaf a accusé les Etats-Unis d’envoyer des messages sur la possibilité de négocier tout se préparant en secret à déployer des troupes terrestres. Il a ajouté que l’Iran était prêt à riposter en cas d’opération américaine sur son sol.

« Tant que les Américains veulent la reddition de l’Iran, notre réponse est que jamais nous n’accepterons l’humiliation », a-t-il dit dans une adresse à la nation.

Pour la première fois depuis le début ​du conflit, les Houthis du Yémen, alliés de Téhéran, ‌avaient lancé samedi des missiles sur Israël, faisant craindre que le conflit s’étende davantage encore au Moyen-Orient.

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Le Washington Post, citant des responsables américains, a rapporté samedi que le Pentagone se préparait à plusieurs semaines d’opérations terrestre en Iran tandis que le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio ⁠a déclaré que les Etats-Unis pouvaient atteindre leurs objectifs sans déployer de troupes au sol.

Marco Rubio a ajouté que les soldats américains déployés au Moyen-Orient avaient pour but de donner à Donald Trump des options pour faire face aux imprévus.

L’armée israélienne a indiqué dimanche soir avoir mené plus de 140 frappes aériennes sur le centre et l’ouest de l’Iran au cours des 24 heures, y compris à Téhéran, visant des sites de lancement de missiles balistiques et des dépôts, entre autres.

L’Iran a de son ‌côté poursuivi ses attaques contre Israël et plusieurs États du Golfe.

Une usine chimique dans le sud de l’Etat hébreu, près de la ville de Beer-Sheva, a notamment été touchée par un missile ou des débris de missile alors qu’Israël repoussait plusieurs salves iraniennes, ce ⁠qui a conduit les autorités à avertir la population de rester à distance en raison de la présence de « matières dangereuses ».

Un autre missile a frappé une zone proche d’habitations à Beer-Sheva, dans les environs de plusieurs bases militaires, blessant 11 personnes.

Avec AFP

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