samedi, mars 7

  • Emmanuel Macron a convoqué ce lundi soir un nouveau conseil de défense sur la situation en Iran et au Moyen-Orient.
  • La France est très hésitante face à cette guerre déclenchée par les États-Unis et Israël.
  • Va-t-elle s’engager ? Grégory Philipps, rédacteur en chef international pour LCI, livre son analyse dans le JT de TF1.

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Moyen-Orient : les États-Unis et Israël frappent l’Iran

Le président Emmanuel Macron a tenu ce lundi soir, pour le troisième jour consécutif, une réunion avec les principaux ministres et responsables concernés par les questions de sécurité après le déclenchement de la guerre en Iran par les États-Unis et Israël. La France est très hésitante depuis le début de ce conflit. Est-ce qu’elle va, oui ou non, s’engager ? 

Vous avez 5.000 soldats français dans toute la région au Moyen-Orient, avec des bases en Irak, aux Émirats arabes unis, en Jordanie

Grégory Philipps, rédacteur en chef international pour LCI

Pour Grégory Philipps, rédacteur en chef international pour LCI, « de fait, la France, est déjà engagée », explique-t-il, dans la vidéo ci-dessus. « Vous avez 5.000 soldats français dans toute la région au Moyen-Orient, avec des bases en Irak, aux Émirats arabes unis, en Jordanie. En Jordanie, vous avez un certain nombre d’avions français, des Mirage 2000 ou des Rafale. Six ou sept, on ne connaît pas trop le nombre, qui sont prêts à décoller à tout moment. Et puis, vous avez une base navale à Abou Dhabi, qui a été frappée dimanche par deux drones iraniens, sans dégâts majeurs », détaille-t-il. 

« Alors évidemment, ça ne veut pas dire que nous allons envoyer des troupes en Iran. Mais oui, la France peut décider d’intervenir pour protéger ses bases, pour intercepter des drones ou des missiles, ou pour protéger aussi les pays du Golfe avec lesquels nous avons des accords militaires », souligne-t-il. Et d’ajouter : « Dimanche soir, Français, Allemands et Anglais parlaient de possibles actions défensives en allant détruire les batteries de missiles à la source, s’il le fallait. À la source, ça veut dire sur le sol iranien. Et là, oui, de fait, la France serait complètement engagée dans cette guerre ».

V. F Analyse : Grégory PHILIPPS

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