jeudi, mars 19

  • Le plus grand site de production de gaz naturel liquéfié (GNL) du monde, au Qatar, a été « considérablement » endommagé par des frappes iraniennes depuis mercredi.
  • Les installations de plusieurs autres pays ont été également touchées, laissant craindre une crise énergétique mondiale à long terme.

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L’Iran attaqué par les États-Unis et Israël, le Moyen-Orient s’embrase

Les grands sites pétroliers et gaziers du Moyen-Orient en première ligne de la guerre. Près de trois semaines après le début du conflit, les belligérants ont ouvert un nouveau front en ciblant leurs installations énergétiques, suscitant des craintes pour l’approvisionnement international. Voici les principaux lieux touchés depuis le 28 février.

Ras Laffan, Qatar

Situé dans le nord du Qatar, il s’agit du plus grand pôle de liquéfaction de gaz au monde. Le site a été pris pour cible à plusieurs reprises par l’Iran depuis le début de la guerre. Tôt jeudi, la société publique QatarEnergy a fait état de « dégâts considérables » après des vagues de frappes successives ayant déclenché « d’importants incendies« , tous maîtrisés depuis. Le site avait déjà été attaqué la veille.

South Pars, Iran

Les frappes iraniennes sur Ras Laffan répondent à celles menées par Israël mercredi contre le gisement offshore iranien de South Pars, qui fournit environ 70% du gaz naturel consommé en Iran. Certaines parties du gisement ont été incendiées, selon l’Iran.  

Donald Trump, qui a assuré que les États-Unis ne « savaient rien » de l’attaque israélienne, a menacé de détruire « l’intégralité du gisement » de South Pars si l’Iran poursuit ses frappes au Qatar. Ce gisement est exploité, dans sa partie sud et sous le nom de North Dome (ou North Field), par le Qatar. QatarEnergy estime que North Field abrite environ 10% des réserves mondiales connues de gaz naturel. Le Qatar est lié par une série d’accords à long terme sur le GNL avec, entre autres, le français TotalEnergies, le britannique Shell, l’indien Petronet, le chinois Sinopec et l’italien Eni.

Kharg, Iran

Site d’où partent environ 90% des exportations de brut de l’Iran, l’île de Kharg, à une trentaine de kilomètres des côtes iraniennes a été ciblée samedi par des frappes américaines, mais les autorités iraniennes ont déclaré que les exportations se poursuivaient normalement et qu’il n’y avait pas eu de victimes. Donald Trump a menacé de détruire les infrastructures de l’île si l’Iran continue à bloquer le détroit d’Ormuz.

Ruwais, Émirats arabes unis

La raffinerie de Ruwais, située dans l’émirat d’Abou Dhabi, est la quatrième plus grande au monde, selon la compagnie nationale Adnoc. Elle a dû interrompre la semaine dernière ses activités par « précaution » après une attaque de drone dans la zone, a indiqué à l’AFP une source proche du dossier, sans préciser si la raffinerie elle-même avait été touchée. Adnoc n’a pas communiqué sur cet incident. 

Ras Tanura, Arabie saoudite

La péninsule saoudienne de Ras Tanura sur le golfe Persique abrite une des plus grandes raffineries du Moyen-Orient et représente, avec une capacité de 550.000 barils par jour, un pilier du secteur énergétique du royaume. La raffinerie a été prise pour cible à plusieurs reprises, notamment lors d’une attaque de drone iranienne au début du conflit qui a provoqué un incendie et l’a contrainte à un arrêt partiel. Citant une source anonyme, l’agence Bloomberg a indiqué que l’activité a depuis repris.

T.G. avec AFP

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