dimanche, avril 12

Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul

Sous les fenêtres de la résidence officielle du Premier ministre, des centaines de manifestants dénoncent ce qu’ils appellent un « gouvernement de l’abandon ». Pour beaucoup ici, la stratégie militaire actuelle est une impasse politique.

Meir estime que le pouvoir en place trahit l’idéal national. « Le gouvernement d’Israël ne réalise pas la vision sioniste, c’est un gouvernement anti-sioniste. Parce qu’il ne cherche qu’une guerre éternelle. En fait, il utilise la guerre uniquement pour rester au pouvoir », juge Meir.

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Un budget de l’État aspiré par la guerre

Cette « guerre éternelle », c’est aussi le slogan des dizaines d’organisations de défense des droits humains qui coordonnent ces rassemblements. Benjamin, militant socialiste, pointe du doigt un budget d’État aspiré par le conflit.

« Ce gouvernement ne fait que couper dans les budgets pour financer sa machine de guerre », déplore-t-il. « Et nous devons exiger qu’il transfère ces budgets en premier lieu vers la construction d’abris de manière égalitaire, particulièrement dans les localités arabes-palestiniennes. »

Sentiment d’impasse

Malgré la pression policière, la mobilisation ne faiblit pas. Pourtant, chez les plus anciens, l’espoir d’un changement rapide s’efface devant un sentiment d’impasse. Ephraim, 75 ans, exprime cette amertume. « C’est un pays fasciste. Je crois que c’est un pays qui est foutu déjà. Pas de futur, pas d’avenir », lâche-t-il.

Des témoignages qui font écho aux propos tenus à Tel-Aviv par les leaders du mouvement : pour eux, le silence n’est plus une option face à un état d’urgence qui semble s’éterniser.

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