samedi, mars 7

  • Bercy a dit vendredi anticiper une hausse des factures de gaz de certains Français à partir du 1er mai.
  • Les consommateurs concernés seront ceux qui n’ont pas de contrat en offre à prix fixe.
  • Une éventuelle hausse des prix de l’électricité semble en revanche « peu probable », selon le gouvernement.

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Une mauvaise nouvelle pour le pouvoir d’achat. Bercy a indiqué ce vendredi 6 mars anticiper une hausse des factures de gaz de certains consommateurs français, ceux qui n’ont pas de contrat en offre à prix fixe, à partir du 1er mai prochain, en raison du « mode d’indexation » de leurs contrats. 

Comme le rappelle le ministère de l’Économie, « 40 % des Français sont en offre à prix fixe ». « Pour les 60 % restants, l’impact de la crise pourrait être ressenti sur les factures énergétiques à partir du 1er mai », a détaillé Bercy à la presse. « Ce décalage est dû au mode d’indexation des contrats de fourniture de gaz en France, qui s’appuie sur des références de marché mensuelles avec un mois de décalage », a expliqué le ministère.

Le ministre de l’Économie et des Finances Roland Lescure avait estimé jeudi soir auprès du Parisien (nouvelle fenêtre) que, sur environ 10,4 millions de Français abonnés au gaz, « à peu près 7 millions peuvent être affectés par la variabilité du prix du marché » en lien avec la guerre au Moyen-Orient (nouvelle fenêtre). « Mais la hausse récente des marchés ne devrait pas se ressentir avant début mai, à un moment où la consommation baisse fortement » avec les températures printanières, avait déclaré Roland Lescure. « Pour un foyer moyen, l’impact serait donc très faible, à peine quelques euros » par mois.

Une hausse potentielle de « moins de 10 euros par mois »

Selon Bercy, la hausse potentielle représenterait « moins de 10 euros par mois ». « 5 à 10% », avançait ce vendredi soir le ministre du Commerce Serge Papin dans Ouest-France (nouvelle fenêtre)

« Les consommateurs qui sont en offre à prix fixe seront protégés » des variations des cours du gaz sur les marchés, a déclaré une porte-parole du Médiateur national de l’Énergie à l’AFP. En revanche, « ceux qui verront leur facture évoluer sont ceux ayant souscrit des offres indexées sur le prix de référence publié chaque mois sur le site de la Commission de régulation de l’énergie », a expliqué le Médiateur national de l’Énergie. Car ce prix de référence, une sorte de boussole pour aider les consommateurs à comparer les offres des fournisseurs, varie tous les mois en fonction des prix du gaz sur les marchés.

Concernant l’électricité, cette fois, Roland Lescure a estimé qu’une éventuelle hausse des prix, en partie corrélés à ceux du gaz sur le marché européen, semblait « peu probable ». La France dispose en effet actuellement de capacités de production électrique décarbonée, notamment nucléaires, largement disponibles. Cette électricité « contribue à décorréler les prix de l’électricité en France de la volatilité des prix du gaz », a indiqué Bercy à l’AFP. « L’évolution de la situation dépendra toutefois de la durée et de l’intensité du conflit international », a précisé Bercy.                

JC avec AFP

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