lundi, janvier 19

Donald Trump a officialisé la naissance du « Conseil de la paix«  en envoyant des lettres d’invitation à 60 dirigeants du monde entier afin de définir l’avenir de Gaza. Parmi les destinataires figurent des chefs d’État tels que l’Égyptien Al-Sisi, l’Argentin Milei et le Premier ministre canadien Carney, ainsi qu’une proposition étendue à l’Italie.

L’ambition américaine est de transformer cet organe en une réalité capable de remplacer l’ONU, en intervenant non seulement au Moyen-Orient, mais aussi dans des scénarios critiques comme l’Ukraine et le Venezuela. Javier Milei a déjà exprimé un soutien public enthousiaste, qualifiant l’adhésion de grand honneur pour sa nation et publiant la lettre envoyée par Trump sur X.

Quel est le projet de Trump ?

La structure du projet repose sur trois piliers fondamentaux : le Conseil dirigé par Trump, un comité exécutif consultatif et un groupe de technocrates palestiniens pour la gestion interne. L’Italie, par la voix de Giorgia Meloni a confirmé sa volonté de jouer un rôle de premier plan dans cette nouvelle structure diplomatique.

La Jordanie a également reçu une invitation pour le roi Abdullah II, confirmant que les documents sont en cours d’examen juridique. Cet organe hétérogène vise à rassembler différentes nations sous l’égide des États-Unis afin de construire une stabilité enfin durable.

Tension avec Israël sur la participation de « pays hostiles »

L’initiative a toutefois suscité une réaction immédiate de la part d’Israël, qui n’a pas apprécié l’absence de consultation préalable sur la composition des comités. Benjamin Netanyahou a exprimé sa ferme opposition, s’insurgeant notamment contre la présence de personnalités liées à la Turquie et au Qatar, nations considérées comme hostiles aux intérêts israéliens.

Le Premier ministre israélien a convoqué d’urgence ses partenaires de coalition, dont les leaders de la droite radicale Smotrich et Ben Gvir, pour analyser la situation. La tension est montée au point que le ministère israélien des Affaires étrangères a été chargé de contester officiellement les nominations auprès de Washington.

Malgré les protestations de Tel Aviv, la Maison Blanche semble vouloir continuer sur sa lancée, revendiquant une totale autonomie dans la gestion du dossier Gaza. Des sources américaines ont réitéré que le plan est un « show » américain et que Netanyahou n’a pas été consulté car il n’aurait pas son mot à dire dans la stratégie de stabilisation

L’administration Trump a suggéré au Premier ministre israélien de se concentrer sur la menace iranienne, laissant aux États-Unis le soin de s’occuper de la reconstruction territoriale. Les États-Unis se disent convaincus du bien-fondé de leur méthode, rejetant les objections et s’orientant vers la mise en œuvre du plan.

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