- Deux gendarmes ont été mis en examen pour homicide involontaire dans l’affaire Claude Jean-Pierre, un sexagénaire guadeloupéen, décédé après un contrôle routier en 2020.
- L’affaire avait provoqué une vive émotion sur l’archipel, après la diffusion d’images de vidéosurveillance montrant les officiers extraire brutalement l’automobiliste et sa tête heurter l’habitacle.
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Rebondissement dans l’affaire Claude Jean-Pierre. Six ans après la mort de cet automobiliste guadeloupéen, deux gendarmes ont été mis en examen pour homicide involontaire. Le décès avait provoqué une vive émotion sur l’archipel.
« Les deux gendarmes ont été mis en examen dans ce dossier sous la qualification d’homicide involontaire
« , a déclaré la procureure Stéphanie Bazart à l’AFP, confirmant une information des proches du défunt publiée sur les réseaux sociaux (nouvelle fenêtre).
Du statut de témoins assistés à celui de mis en examen
Les deux gendarmes, mutés hors de Guadeloupe depuis les faits, nés « l’un en 1994 et le second en 1968
« , se sont déplacés dans l’archipel pour l’audition, a-t-elle précisé. Ils se trouvaient jusqu’alors sous le statut de témoins assistés.
Tout débute le 21 novembre 2020. Claude Jean-Pierre, 67 ans, est interpellé par des gendarmes qui procèdent à un contrôle routier pour « une conduite hésitante
« , avait indiqué le parquet à l’époque. L’homme, « alcoolisé
« , était sorti du véhicule, « en résistant
» et s’était retrouvé « au sol, inerte
« , selon la même source. Il est mort quelques jours plus tard au CHU de Pointe-à-Pitre.
L’affaire a bouleversé la Guadeloupe
Mais quelques mois plus tard, en 2021, la diffusion partielle d’images de vidéosurveillance, normalement couvertes par le secret de l’instruction, provoque un vif émoi en Guadeloupe. On y voit les gendarmes extraire brusquement Claude Jean-Pierre de son véhicule et sa tête heurter l’habitacle.
Une indignation balayée d’un revers de main par Xavier Sicot, le procureur de l’époque qui avait estimé que « l’objet du dossier est de vérifier que ce mode d’interpellation était le bon »
et ajoutant qu‘ »aucun coup volontaire des gendarmes (n’était) observé »
sur la vidéo. En février 2023, il avait requis un non-lieu.



