dimanche, janvier 18

  • Contrarié de ne pas obtenir gain de cause au Groenland, Donald Trump s’en prend aux Européens et les menace d’une augmentation des droits de douane.
  • Une forme de chantage qu’Emmanuel Macron juge « inacceptable » ce samedi soir.
  • À l’instar du président de la République, d’autres dirigeants européens déplorent l’attitude américaine dans ce dossier.

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Le Groenland dans le viseur de Trump

Les menaces de Donald Trump, qui promet d’imposer de nouveaux droits de douane aux pays qui viendraient s’opposer à une annexion du Groenland par les États-Unis, ont suscité de vives réactions. Elles sont « inacceptables », a par exemple déclaré Emmanuel Macron, qui promet une réponse « unie » des Européens. « Les menaces tarifaires sont inacceptables et n’ont pas leur place dans ce contexte. Les Européens y répondront de façon unie et coordonnée si elles étaient confirmées. Nous saurons faire respecter la souveraineté européenne », écrit le président français sur X.

L’Europe affiche son unité face aux menaces américaines

Un peu plus tôt, le président américain avait menacé plusieurs pays européens ayant participé à une mission au Groenland de nouveaux droits de douane si le territoire n’est pas « intégralement vendu » aux États-Unis. Pour rappel, la France a envoyé au Groenland du personnel militaire pour une opération de reconnaissance qui s’inscrit dans le cadre de l’exercice danois Arctic Endurance organisé avec des alliés de l’Otan. Cette initiative a été marquée par une coopération avec la Suède, l’Allemagne et la Norvège, rejoints par les Pays-Bas, la Finlande, la Slovénie et le Royaume-Uni. 

« Aucune intimidation ni menace ne saurait nous influencer, ni en Ukraine, ni au Groenland, ni ailleurs dans le monde », assure Emmanuel Macron. La France, dixit le chef de l’État, « est attachée à la souveraineté et à l’indépendance des Nations, en Europe comme ailleurs. Cela préside à nos choix. Cela fonde notre attachement aux Nations unies et à notre Charte », rappelle-t-il. « Le président s’entretiendra dans les toutes prochaines heures avec ses homologues européens, en particulier ceux qui sont directement ciblés par ces nouveaux tarifs américains », précise à TF1/LCI l’entourage d’Emmanuel Macron. Et d’ajouter que les ambassadeurs des Vingt-Sept se réuniront dimanche dans le cadre du Comité des représentants permanents.

« Si les États-Unis mettaient leur menace à exécution, l’Europe dispose d’instruments robustes permettant de répondre à ces pratiques et de défendre ses entreprises, dont certains ont d’ailleurs été négociés et adoptés sous présidence française du Conseil de l’UE (instruments de défense commerciale, instrument anti-coercition…) », poursuit encore une source proche du chef de l’État.

« Nous ne nous laisserons pas intimider », a réagi ce samedi le Premier ministre suédois, Ulf Kristersson. « Seuls le Danemark et le Groenland décident des questions qui les concernent. Je défendrai toujours mon pays et nos voisins alliés », a-t-il lancé. Cette sortie fait écho à celle de son homologue britannique, Keir Starmer. « Appliquer des droits de douane à des alliés au nom de la sécurité collective des alliés au sein de l’Otan est totalement erroné. Nous allons bien sûr aborder ce sujet directement avec l’administration américaine », a-t-il indiqué dans un communiqué. 

Notons enfin la réaction du président du Conseil européen Antonio Costa et de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Par le biais d’un communiqué commun, ils ont souligné que « des droits de douane affaibliraient les relations transatlantiques et représenteraient un risque de spirale dangereuse vers le bas ».

TD avec AFP

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