mercredi, janvier 14
Emmanuel Macron lors d’un discours à la conférence des ambassadeurs, à l’Elysée, à Paris, le 8 janvier 2026.

« Nous ne sous-estimons pas les déclarations [de Donald Trump] sur le Groenland », a fait savoir le président français en conseil des ministres, mercredi 14 janvier, alors que le président des Etats-Unis affirme depuis des semaines ses visées sur le Groenland, un territoire autonome du Royaume du Danemark.

« Si la souveraineté d’un pays européen et allié était touchée, les conséquences en cascade seraient inédites », a déclaré Emmanuel Macron, selon les propos rapportés devant la presse par la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. « La France suit la situation avec la plus grande attention et inscrira son action en pleine solidarité avec le Danemark et sa souveraineté », a-t-il ajouté.

Le président américain ‍fait valoir que l’île, située stratégiquement et riche en ​minerais, est vitale pour la sécurité des Etats-Unis et que ces derniers devraient en être propriétaires pour empêcher la Russie ou la Chine de l’occuper. « L’OTAN serait bien plus efficace et redoutable avec le Groenland aux mains des Etats-Unis », a-t-il ajouté mercredi sur son réseau Truth Social, estimant qu’il s’agit par ailleurs d’un besoin « vital » pour leur projet de bouclier antimissiles.

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Le Groenland et le Danemark, auquel des pays de l’Union européenne (UE) ont apporté leur soutien, affirment quant à eux que l’île ⁠n’est pas à vendre, que les menaces de recours à la force sont irresponsables et que les préoccupations en matière de sécurité doivent être traitées entre alliés.

Rencontre à la Maison Blanche

Les habitants du Groenland « peuvent compter sur nous », a répété mercredi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à quelques heures d’une rencontre sous haute tension entre responsables danois et américains concernant ce territoire autonome. Les ministres des affaires étrangères danois et ⁠groenlandais doivent en effet rencontrer le vice-président américain, J. D. Vance, à la Maison Blanche, mercredi.

« Il est important que les Groenlandais sachent − par les actes et pas seulement par les mots − que nous respectons leurs aspirations et leurs intérêts », a martelé la cheffe de l’exécutif européen lors d’une conférence de presse à Bruxelles. Et d’ajouter : « Le Groenland appartient à ses habitants. »

Les responsables de la Maison Blanche ont discuté de divers plans visant à placer le Groenland sous le contrôle des Etats-Unis, y compris avec un recours potentiel à l’armée américaine et le versement de sommes forfaitaires aux Groenlandais pour les convaincre.

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Le Monde avec AFP

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