samedi, septembre 19

  • Le président américain a effectué l’annonce sur son réseau Truth Social.
  • Il assure que l’accord doit empêcher tout « adversaire » de Washington d’établir une présence militaire sur l’île.
  • Des déclarations qui interviennent alors que Donald Trump réclamait, ces derniers mois, un rattachement pur et simple du Groenland aux États-Unis.

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La fin du feuilleton autour du Groenland pour les États-Unis ? Vendredi 18 septembre, Donald Trump a annoncé, sur son réseau Truth Social, avoir conclu avec le Danemark et le territoire autonome un accord conférant à son pays un « contrôle permanent » de la sécurité du territoire arctique.

L’accord en question doit en particulier empêcher tout « adversaire » de Washington d’établir une présence militaire au Groenland ou d’y réaliser des investissements sensibles, a ajouté le président américain, qui au départ réclamait un rattachement pur et simple du territoire aux États-Unis.

Satisfaction de Nuuk et Copenhague

Un peu plus tard, le département d’État américain a affirmé que le texte garantissait que la Chine et la Russie « ne pourront pas y installer des bases militaires ». 

Les États-Unis vont « immédiatement lancer le processus de développement d’une importante présence militaire » au Groenland, a aussi annoncé le président américain. Un accord de défense de 1951, actualisé en 2004, donnait déjà quasiment carte blanche aux forces armées américaines (nouvelle fenêtre)pour déployer des installations sur le territoire autonome, à condition qu’elles préviennent les autorités.

La question de ce gigantesque territoire autonome du Danemark est un sujet diplomatiquement explosif depuis que Donald Trump a fait état de son intérêt, allant jusqu’à menacer de manière voilée de s’en emparer par la force. L’accord, d’une « durée de vie infinie », n’aura « aucun coût » pour Washington, a assuré le dirigeant républicain, en évoquant un « rêve devenu réalité ».

Les États-Unis veulent ouvrir trois nouvelles bases militaires dans le sud du Groenland, selon plusieurs médias, en plus de la base de Pituffik qu’ils détiennent déjà dans le nord de ce territoire. De son côté, le Premier ministre du Groenland a salué, dans la soirée, un accord qui « renforce » la sécurité de son territoire alors que Copenhague a jugé le texte « bon pour l’Otan et l’Europe ». 

La rédaction de TF1info avec AFP

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