- Donald Trump a été accueilli au château de Versailles mercredi soir par Emmanuel et Brigitte Macron.
- Ils ont visité la Galerie des Glaces, avant un concert dans la chapelle royale.
- Après un passage par une pièce consacrée à la guerre d’indépendance des États-Unis, un dîner a été servi dans la Galerie basse.
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« Honorer ses invités »
. C’est avec cette formule qu’Emmanuel Macron a justifié plus tôt dans la journée de ce mercredi 17 juin la venue de Donald Trump pour un dîner sous la fastuosité du château (nouvelle fenêtre) de Versailles. Le président américain, lui, est arrivé peu avant 22 heures, à bord de la très célèbre Cadillac One, accueilli par le locataire de l’Élysée et son épouse, Brigitte Macron.
Et ce, quelques heures après la clôture d’un G7 (nouvelle fenêtre) où Donald Trump s’est montré particulièrement accommodant avec son homologue français. « J’ai toujours eu confiance, pour ma part, dans le président Trump »
, a-t-il même assuré, alors que le dirigeant républicain est connu pour ses changements d’humeur.
Mais l’objectif de ce dîner est autre : il s’agit officiellement de célébrer les 250 ans de l’indépendance américaine, dans un « haut-lieu de l’amitié »
entre les deux pays, a fait savoir l’Élysée. Dans ce château même où fut signé, en 1783, le traité mettant fin à la guerre entre Américains et Britanniques. « Du lourd »
, a admis lui-même le 47e président des États-Unis, pour qui « Versailles, c’est pas du plaqué or »
: « C’est un magnifique palais, peut-être même le plus beau de tous. »
Des politiques et des grands patrons
Mais il ne s’agit pas pour autant « d’un dîner de gala »
, a insisté en début de semaine le chef de l’État, contrairement à celui qui avait été réservé en 2023, et toujours à Versailles, au roi Charles III et à la reine Camilla. Au programme cette fois : les dirigeants ont dans un premier temps visité la Galerie des Glaces, puis une salle consacrée à la guerre d’indépendance des États-Unis. Ils ont ensuite assisté à un concert dans la chapelle royale, avant un dîner servi dans la Galerie basse.

Autour de la table : un nombre d’invités pour le moins restreint. Côté Américains, le secrétaire d’État Marco Rubio, le secrétaire au Trésor Scott Bessent et le secrétaire au Commerce Howard Lutnick. Leurs homologues français Jean-Noël Barrot et le ministre de l’Économie Roland Lescure sont également présents, au milieu de la trentaine de convives. Plusieurs grands chefs d’entreprise sont également de la partie, comme Bernard Arnault ou le patron de TotalEnergies, Patrick Pouyanné.
C’est un magnifique palais, peut-être le plus beau de tous
C’est un magnifique palais, peut-être le plus beau de tous
Donald Trump
Absences notables en revanche : celles du président de la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale Bruno Fuchs, ou encore du président du groupe d’amitié France-États-Unis, Christopher Weissberg. Ce dernier a même jugé que « l’événement malvenu, problématique »
était « une erreur historique »
en raison du symbole monarchique du château de Versailles, à l’inverse du message porté par l’indépendance américaine.
Volaille et tarte au chocolat
Mais qu’y a-t-il donc au menu de ce tant attendu repas ? L’entrée est composée de porc noir de Bigorre et d’asperges du Val-de-Loire. Les convives se régaleront ensuite autour d’une volaille du Bourbonnais, suivie d’un plateau de fromage « de nos régions
« . Ils dégusteront enfin en dessert une tarte au chocolat.
« N’ayons pas honte de ce que nous sommes. Versailles est un instrument diplomatique et un instrument de puissance »
, a répété en conclusion de ce G7 Emmanuel Macron. Qui espère que cette invitation sous les ors du château du Roi-Soleil sera au goût du président américain.




