mercredi, mars 4
Melvine Malard a offert la victoire aux Bleues en Irlande.

Un déplacement sportif en Irlande n’a rien d’une promenade de santé. Mardi 3 mars à Dublin, les Bleues n’ont pas fait exception à la règle. Menées au score pendant une heure, elles ont lutté pour arracher la victoire (2-1), lors de la première journée des éliminatoires au Mondial 2027. C’est finalement un doublé de Melvine Malard qui a sauvé les siennes. « On a souffert, a déclaré l’héroïne du soir. On savait qu’il fallait gagner ce match et on a réussi à mettre en avant notre caractère. »

Grâce au match nul entre la Pologne et les Pays-Bas (2-2), la France prend la tête du groupe 2, avec deux points d’avance sur ces deux formations. Seule l’équipe classée première le 9 juin décrochera un billet automatique pour le tournoi brésilien l’an prochain.

A l’extérieur, les Tricolores ont longtemps subi la loi des footballeuses irlandaises, supposées moins fortes – elles sont 27e au classement FIFA contre une 7e place pour la France – mais qui ont parfaitement appliqué leur plan de jeu. La largeur du terrain du Tallaght Stadium avait été opportunément réduite de 68 mètres à 64 mètres, une dimension réglementaire mais inhabituelle à ce niveau. Les Françaises ont été prises dans l’entonnoir de la défense de l’Irlande, ne parvenant pas à étirer le jeu.

Les Bleues surprises par le dynamisme irlandais

Parfaitement organisées, excellentes en défense et habiles dans un jeu de transition rapide, les locales ont logiquement pris les devants avant la fin du premier quart d’heure. La capitaine Katie McCabe profitait de l’attentisme des Tricolores pour ouvrir le score (12e, 1-0). La gardienne Constance Picaud-Inconnu avait retardé l’échéance, repoussant des tentatives de Megan Connolly et d’Emily Murphy.

Impuissante et dépassée par le dynamisme irlandais, l’équipe de France a développé, pendant plus d’une heure, un jeu stéréotypé. A la pause, le sélectionneur Laurent Bonadei ne cachait pas son mécontentement : « Je ne suis pas satisfait de cette première mi-temps. Il est inacceptable d’être mené. On a manqué d’agressivité dans les duels alors que l’on savait que c’était une équipe de transition et de contre. »

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Alors qu’elles se dirigeaient vers une défaite dérangeante, les Bleues n’ont dû leur salut qu’à deux remplaçantes : Melvine Malard, autrice d’un doublé, et l’avant-centre Marie-Antoinette Katoto, qui a sauvé les siennes de l’égalisation, à la dernière minute, repoussant de la tête un tir irlandais sur sa propre ligne de but.

Entrée en jeu à vingt minutes de la fin de la rencontre, Malard a réveillé son équipe. Deux minutes après son entrée en jeu, l’attaquante de Manchester United a d’abord égalisé, éliminant deux défenseuses adverses et trompant la gardienne Courtney Brosnan d’un tir bien placé (71e, 1-1). Le poing rageur du sélectionneur Laurent Bonadei rendait compte du soulagement des Bleues, que l’on ne voyait pas s’extraire facilement du piège irlandais.

Bonadei : « Les remplaçantes ont apporté un vrai plus »

Huit minutes plus tard, Malard offrait une autre palette de son talent. La Réunionnaise profitait d’une série de contres favorables pour donner l’avantage aux Bleues, d’un tir soudain (79e, 1-2). En moins de dix minutes, la joueuse formée à l’Olympique lyonnais sortait l’équipe de France d’une situation périlleuse et évitait une deuxième défaite d’affilée en Irlande. Le 16 juillet 2024, les Bleues s’étaient inclinées (1-3) à Cork lors des éliminatoires à l’Euro 2025.

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« Les entrantes ont apporté un vrai plus, a analysé Laurent Bonadei. Félicitations à Melvine pour son entrée. Mais toutes ont montré un état d’esprit de groupe. On a résisté, on a su défendre et s’arracher sur les derniers ballons. »

Dans quatre jours, les joueuses tricolores pourraient réussir un début de campagne parfait. Pour cela, elles devront bien négocier la réception de la Pologne, qui est parvenue à embêter l’autre favori du groupe, les Pays-Bas. Samedi 7 mars, à Dijon, l’équipe de France devra se méfier de la buteuse Ewa Pajor. En cas de succès, la France se positionnera dans une situation favorable avant les deux affrontements face aux Néerlandaises, en avril.

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