mercredi, janvier 28
Pierre Niney (Matthieu Vasseur), dans « Gourou », de Yann Gozlan.

L’AVIS DU « MONDE – POURQUOI PAS

« Coachmar » : le cauchemar du coach. C’est celui de Matthieu Vasseur (Pierre Niney), galvanisant les foules dans l’auditorium, promettant d’accompagner chacun et chacune dans une vie meilleure, avant de partir en vrille dans une veine paranoïaque. Le succès menace de s’effondrer comme un château de cartes et entraîne Gourou, septième long-métrage de Yann Gozlan, dans le film à suspense. Le récit est d’abord prometteur, porté par un Pierre Niney survolté, qui voit son personnage mettre à l’épreuve son mental dans des bains glacés, avant de s’essouffler sur la durée, à force de répétitions et de longueurs.

Pour la troisième fois, le comédien français investit le thriller paranoïaque avec le même réalisateur, après Un homme idéal (2015) – où il incarnait déjà un imposteur, un écrivain s’appropriant le récit d’un autre – et Boîte noire (2021), où il se mettait dans la peau d’un ingénieur enquêtant sur un crash d’avion. A chaque fois, son personnage porte le même nom passe-partout, Matthieu Vasseur.

Dans Gourou, il est « Matt », et ça pulse comme un battement de cœur : le trentenaire fait son entrée tonitruante sur scène et marque à chaque fois des points, en allant choisir, dans l’assistance, guidé dans l’oreillette par son équipe rapprochée, quelques personnes au bord du burn-out. Anthony Bajon interprète l’un d’eux, l’œil humide et la barbe de geek, un gentil dont il faudra se méfier, procurant au film l’une de ses scènes les plus haletantes.

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