mercredi, février 11

Il y a trente ans, Google n’existait pas. Mais les investisseurs en semblent persuadés : l’entreprise sera encore là dans cent ans. Mardi 10 février, l’entreprise mère du moteur de recherche, Alphabet, a fait une démonstration de force financière à faire pâlir d’envie la plupart des Etats de la planète.

Au siège social de Google, à Mountain View (Californie), le 4 février 2026.

En un peu plus de vingt-quatre heures, elle a levé sur les marchés financiers la somme colossale de 32 milliards de dollars (26,9 milliards d’euros). Mieux encore, parmi les obligations qu’elle a vendues, se trouvait une dette d’une maturité d’un siècle. Remboursement prévu : 2126 ! Les investisseurs se sont pourtant précipités. Ils ont demandé presque dix fois le montant émis par l’obligation centennale, qui était de 1 milliard de livres sterling (1,15 milliard d’euros). Détail sidérant, celle-ci devrait être classée AA+, la deuxième meilleure note des agences de notation. C’est mieux que la note du Royaume-Uni lui-même (AA), sans même parler de la France (A+) ou de l’Italie (BBB+).

En clair, sur la stricte base de ces ratios financiers, les investisseurs pensent qu’Alphabet est aujourd’hui plus puissante financièrement que de nombreux Etats. La stabilité de pays entiers et leur capacité à lever l’impôt leur semblent moins solides que l’entreprise qui s’est imposée comme le moteur de recherche préféré du moment.

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