mercredi, février 4
Emmanuel Macron, lors de l’inauguration de la brigade de gendarmerie de Tonneins (Lot-et-Garonne), le 2 octobre 2023.

Une maréchaussée en difficulté, et un plan de création de brigades voulu par le président de la République qui tombe à côté de la plaque. Voilà en somme les préoccupations de la Cour des comptes, présentées mercredi 4 février dans un rapport intitulé « Le modèle territorial de la gendarmerie nationale : l’urgence d’une adaptation ».

Les magistrats se sont intéressés à l’une des principales spécificités de l’institution, son implantation locale en métropole. Si les zones de compétences placent sous la responsabilité des gendarmes près de la moitié de la population française, celle-ci est répartie sur une zone couvrant 95 % du territoire, grâce à un maillage fin.

Mais celui-ci s’effiloche, cisaillé par deux mouvements contraires. Le premier, démarré à la moitié du siècle précédent, se caractérise par le délitement des brigades, brique élémentaire du réseau des gendarmes, avec « 376 dissolutions principalement intervenues entre 2005 et 2015 ». Parmi les 2 937 brigades restantes en 2023, 10 % « ne disposent pas aujourd’hui d’un effectif suffisant pour fonctionner », et parmi les 2 250 brigades de proximité, les plus petites, « près d’un quart n’atteignent pas le seuil de six gendarmes ».

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