samedi, janvier 17
L’ancien premier ministre britannique Tony Blair lors d’une conférence à l’aéroport Ngurah Rai, à Kuta (Bali), en Indonésie, le 18 septembre 2024.

Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, l’ancien premier ministre britannique Tony Blair, l’émissaire spécial américain Steve Witkoff, le gendre du président américain Jared Kushner… Donald Trump a révélé, vendredi 16 janvier dans un communiqué, le nom des membres du conseil de la paix pour Gaza.

Le chef d’Etat américain présidera ce conseil où siégeront aussi le président de la Banque mondiale, Ajay Banga, Marc Rowan, un milliardaire patron du fonds d’investissement Apollo Global Management, et Robert Gabriel, un conseiller de Donald Trump. Sur les sept membres du conseil, à l’exception de Tony Blair, tous sont américains et la plupart sont des proches du locataire de la Maison Blanche. D’origine indienne, Ajay Banga a été naturalisé américain en 2007.

Le conseil de la paix est censé superviser le travail du comité palestinien chargé d’administrer la bande de Gaza, dans le cadre de la deuxième phase du plan Trump. Chacun des membres va « superviser un secteur défini, nécessaire à la stabilisation et au succès à long terme de Gaza, ce qui inclut la mise en place de structures de gouvernement, les relations régionales, la reconstruction, l’attractivité pour les investissements, le financement à grande échelle et la mobilisation de capital », détaille le communiqué.

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La Maison Blanche ajoute que le diplomate bulgare Nickolay Mladenov, que l’on savait destiné à un rôle important, sera haut représentant pour Gaza, et que le général américain Jasper Jeffers dirigea la Force internationale de stabilisation dans le territoire palestinien.

Début des travaux du comité d’experts palestinien

L’annonce coïncide avec le début des travaux du comité technocratique palestinien, au Caire, en présence, notamment, de Nickolay Mladenov et de Jared Kushner, a appris vendredi l’Agence France-Presse (AFP) auprès d’un de ses membres sous couvert d’anonymat.

Formé officiellement mercredi lors de l’entrée en vigueur annoncée par Washington de la phase deux du plan américain visant à mettre fin à la guerre à Gaza, ce comité technocratique est composé de 15 personnalités palestiniennes.

Il devra aussi œuvrer à la reconstruction du territoire, ravagé par deux ans de guerre. Les travaux « s’appuieront essentiellement » sur le plan égyptien arabo-islamique, a affirmé le président du comité, Ali Shaath, ingénieur et ancien vice-ministre palestinien, dans un entretien à la chaîne de télévision égyptienne Al-Qahera News, réputée proche des services de renseignement égyptiens.

Ce plan avait été adopté en mars 2025, avec le soutien des pays européens, en réponse au projet alors avancé par M. Trump d’une prise de contrôle du territoire palestinien par les Etats-Unis pour en faire la « riviera du Moyen-Orient », après en avoir expulsé les habitants.

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Le plan égyptien envisage la reconstruction de la bande de Gaza sans transfert de ses plus de 2 millions d’habitants. « Le dossier du logement est très important après la destruction de 85 % des habitations », a déclaré M. Shaath à Al-Qahera, soulignant la nécessité de rendre sa « dignité au citoyen palestinien assis dans des tentes emportées par le vent ».

A cet égard, « 200 000 modules préfabriqués vont entrer dans Gaza, où ils seront répartis dans des camps organisés prenant en charge éducation, santé et sécurité », a précisé à l’AFP un autre membre du comité, Omar Chamali.

La deuxième phase du fragile cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre sous la pression des Etats-Unis prévoit également le désarmement du Hamas, le retrait progressif des troupes israéliennes de la bande de Gaza et le déploiement d’une Force internationale de stabilisation, selon les termes du plan Trump, endossé par le Conseil de sécurité de l’ONU en novembre.

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Le Monde avec AFP

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