mardi, mars 10

Avec notre correspondant à Gaza, Rami El Meghari, et Frédérique Misslin, à Jérusalem

La ville de Gaza a été touchée, mais aussi le camp de réfugiés de Nuseirat, dans le centre de la bande de Gaza. Dimanche 8 mars, Amal Shamali, 46 ans, a été tuée dans le camp de réfugiés de Nuseirat. L’artillerie israélienne a tiré des obus sur le quartier d’Abu Shmais, où se trouvait l’abri de sa famille. La quadragénaire est morte sur le coup.

Son père, Hamad, décrit une scène de panique au moment des bombardements. « Je suis sorti de la tente et j’ai vu mes fils et mes filles qui montraient une frappe dans le quartier », raconte-t-il. « Puis un deuxième obus est arrivé, puis un troisième, puis un quatrième, puis un cinquième… Je ne sais pas où ils ont atterri », ajoute-t-il.

Deux enfants du camp de réfugiés ont également été tués dans cette frappe.

Une habitante du camp, Ikram, raconte que son mari a été blessé lors du bombardement. « On ne sait pas d’où viennent les détonations. Il y a des éclats d’obus partout. Le bruit des obus qui tombent est très effrayant », déclare-t-elle. Elle explique que son mari a tenté de protéger sa famille « ​​​​​​​comme il pouvait », mais qu’il a été touché par un éclat d’obus. L’homme a reçu un éclat dans l’abdomen et a été hospitalisé.

Par ailleurs, une frappe aérienne dans la ville de Gaza a tué trois Palestiniens. L’armée israélienne affirme, sans apporter de preuves, que deux membres du Hamas ont été tués lors de cette attaque et qu’ils prévoyaient d’attaquer des soldats.

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