dimanche, février 15

Selon la Défense civile, une organisation de premiers secours opérant sous l’autorité du Hamas, une des frappes israéliennes a visé une tente abritant des déplacés dans le secteur de Jabalia, dans le nord de Gaza, faisant cinq morts. Une autre frappe a fait cinq morts à Khan Younès, dans le sud, et deux autres personnes ont été tuées dans la ville de Gaza et à Beit Lahia, selon cette source.

Les hôpitaux al-Chifa de la ville de Gaza et Nasser à Khan Younès ont confirmé avoir reçu sept corps. « Israël ne comprend pas ce qu’est un cessez-le-feu ou une trêve. Nous vivons sous une trêve depuis des mois, mais ils nous frappent, ils disent une chose et en font une autre », a déclaré à l’AFP Ossama Abou Askar, dont le neveu a été tué. D’après lui, quatre civils ont été tués à l’aube dans le camp de réfugiés de Jabalia « pendant qu’ils dormaient dans la rue ».

À Khan Younès, des dizaines de Palestiniens se sont rassemblés à l’hôpital Nasser pour veiller leurs proches tués, dont les corps étaient enveloppés dans des linceuls blancs. 

L’armée israélienne justifie ses frappes

L’armée israélienne a affirmé avoir mené des frappes après avoir identifié « plusieurs terroristes armés qui s’abritaient sous des décombres », « probablement après être sortis d’installations souterraines », dans le secteur de Beit Hanoun (nord). L’armée, qui a dénoncé une « violation flagrante » du cessez-le-feu, a précisé que ces hommes avaient traversé la Ligne jaune, délimitant la zone qu’elle occupe encore depuis le début du cessez-le-feu.

« Viser des déplacés dans leurs tentes est une grave violation de l’accord de cessez-le-feu », a dénoncé le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem.

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Un total de 601 Palestiniens ont été tués depuis le début de la trêve, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU. L’armée israélienne a fait état de quatre soldats tués.

Bien que les échanges de tirs se poursuivent quotidiennement dans le territoire, les États-Unis avaient annoncé à la mi-janvier le passage à la deuxième phase du plan du président Donald Trump, visant à mettre fin définitivement à la guerre. Elle prévoit un retrait progressif israélien de Gaza, le désarmement du Hamas et le déploiement d’une force internationale de stabilisation. L’armée contrôle toujours plus de la moitié du territoire tandis que le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007, refuse catégoriquement de déposer les armes aux conditions posées par Israël.

Donald Trump appelle le Hamas à « une démilitarisation complète et immédiate »

Le président américain Donald Trump a appelé à une démilitarisation « complète et immédiate » du Hamas, dans le cadre de la deuxième phase de son plan visant à mettre fin à la guerre à Gaza.

« Il est très important que le Hamas respecte son engagement en faveur d’une démilitarisation complète et immédiate », a déclaré le président sur son réseau Truth Social, ajoutant que les membres de son « Conseil de paix » allaient annoncer, lors d’une réunion le 19 février à Washington, allouer 5 milliards de dollars pour la reconstruction du territoire palestinien.

Gaza: il faut «accepter tout ce qui s’offre à nous pour mettre fin à la guerre», estime un ancien cadre du Hamas

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