samedi, janvier 17
Au Centre de coordination civilo-militaire (CMCC) dirigé par les Etats-Unis, un centre de commandement où les Américains et les forces alliées coordonnent leurs efforts avec leurs homologues israéliens pour surveiller le cessez-le-feu à Gaza, dans la ville de Kiryat Gat, au sud d’Israël, le 19 novembre 2025.

« Tout le monde veut en être », affirmait encore Donald Trump, dimanche 11 janvier, confiant dans la puissance d’attraction du « Conseil de la paix » qu’il se propose de présider, pour mener le destin de Gaza. Trois mois après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu d’octobre 2025, il faudra encore attendre pour savoir quels chefs d’Etat voudront s’y joindre. Cependant, la Maison Blanche a déjà nommé un premier organe exécutif, vendredi 16 janvier, avec mission de lancer la « phase 2 » d’un processus de paix fragile et menacé d’enlisement.

Ces hommes sont des fidèles : le secrétaire d’Etat Marco Rubio, le gendre du président, Jared Kushner, impliqué depuis l’été 2025, et son envoyé Steve Witkoff ; leurs représentants ces derniers mois en Israël et le conseiller Tony Blair, ancien premier ministre du Royaume-uni, auxquels s’ajoutent des représentants des Etats médiateurs (Egypte, Qatar et Turquie), et des Emirats arabes unis. Le diplomate bulgare Nickolaï Mladenov, ex-représentant des Nations unies en Terre sainte, prend la direction exécutive.

Sur le papier, ils ont charge de superviser le travail de 15 gouvernants palestiniens. Nommés par accord des factions palestiniennes, ces technocrates se sont réunis au Caire vendredi : ils ambitionnent d’acheminer 200 000 préfabriqués d’Egypte à Gaza, en dépit du fait que l’armée israélienne en interdise encore l’entrée – elle n’autorise que les tentes. L’Etat hébreu est parvenu depuis octobre à écarter toute représentation palestinienne parmi les militaires et les diplomates étrangers qui ont préparé le terrain du Conseil de la paix.

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