
L’armée israélienne a annoncé vendredi 30 janvier dans la matinée avoir mené des frappes aériennes et « éliminé trois terroristes » sortis d’un souterrain dans le sud de la bande de Gaza, dans un nouvel incident illustrant la fragilité de la trêve.
Les bombardements ont eu lieu dans la zone de Rafah où se trouve le poste-frontière avec l’Egypte, seul passage entre la bande de Gaza et le monde extérieur ne passant pas par Israël, et dont les habitants du territoire palestinien, l’ONU et les organisations humanitaires attendent avec impatience la réouverture.
Avant l’aube, des soldats ont identifié « huit terroristes » sortant d’infrastructures souterraines dans l’est de Rafah et « l’armée de l’air israélienne [en] a visé et éliminé trois », rapporte un communiqué militaire. Selon le texte, des bombardements supplémentaires ont été menés vers les zones où les autres tentaient de s’échapper et les forces israéliennes « poursuivent les recherches dans le secteur afin de localiser et d’éliminer l’ensemble des terroristes ».
« Les troupes [israéliennes] restent déployées conformément à l’accord de cessez-le-feu et continueront d’agir pour neutraliser toute menace immédiate », a ajouté l’armée, sans fournir d’indication sur le type d’armes éventuelles dont étaient munies les personnes tuées.
Un peu plus de deux ans après le début de la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas sur Israël, un cessez-le-feu est entré en vigueur le 10 octobre, sous la pression des Etats-Unis. Alors que les deux parties s’accusent mutuellement de violer la trêve et qu’ils ne s’étaient pas acquittés de l’intégralité de leurs engagements, Washington a annoncé à la mi-janvier le passage à la deuxième phase du cessez-le-feu, censée mener vers une fin définitive de la guerre.




