La Défense civile de la bande de Gaza a fait état ce lundi 24 novembre de trois personnes tuées dans des frappes israéliennes sur ce territoire palestinien depuis l’aube. « Trois martyrs ont été pris en charge après avoir été tués par les tirs israéliens », a déclaré à l’AFP Mahmoud Bassal, le porte-parole de cet organisme de premiers secours opérant sous l’autorité du Hamas.
« Deux d’entre eux (ont été tués) par une frappe de drone israélien dans la ville de Bani Souhaila, à l’est de Khan Younès, et un autre par un obus de char dans le quartier d’al-Touffah, dans la ville de Gaza », a-t-il précisé.
Interrogée par l’AFP, l’armée israélienne a déclaré que trois « terroristes » avaient franchi la ligne jaune à deux reprises lundi dans la région de Khan Younès (sud) et que ses forces les avaient « frappés » alors qu’ils « s’approchaient des troupes ».
Elle n’a pas commenté les faits rapportés dans la ville de Gaza (nord).
« Plusieurs frappes aériennes sur des zones du sud-est »
L’hôpital Nasser, à Khan Younès, a confirmé avoir reçu deux morts et trois blessés, dont l’un a été décrit comme étant dans un état critique.
Mohammad Abou Salmiya, directeur de l’hôpital al-Chifa à Gaza-ville, a confirmé avoir enregistré la mort d’une personne et avoir pris en charge plusieurs blessés après qu’un char israélien a tiré des balles et un obus dans le quartier al-Touffah, au nord-est de la ville.
« Les avions de l’occupation (Israël, NDLR) ont mené ce matin plusieurs frappes aériennes sur des zones du sud-est de Khan Younès et à Rafah, dans le sud », a indiqué à l’AFP une source sécuritaire au sein du ministère de l’Intérieur du gouvernement du Hamas à Gaza.
Compte tenu des restrictions imposées aux médias par Israël, qui assiège la bande de Gaza, et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans et affirmations des différentes parties.
Une délégation du Hamas est arrivée au Caire dimanche soir pour des discussions sur la deuxième phase du cessez-le-feu à Gaza. Entré en vigueur dans le territoire palestinien le 10 octobre, un accord conclu sous l’égide des États-Unis a permis un retour au calme relatif entre Israël et le mouvement islamiste après deux ans de guerre. Depuis mercredi, les deux parties s’accusent de violer la trêve, faisant craindre pour la poursuite du plan de paix.
Article original publié sur BFMTV.com




