vendredi, janvier 30
Des camions transportant de l’aide humanitaire et du carburant font la queue à la frontière de Rafah, côté égyptien, pour entrer dans la bande de Gaza, le 29 janvier 2026.

Israël a annoncé, vendredi 30 janvier, que le poste-frontière de Rafah entre la bande de Gaza et l’Egypte rouvrirait dimanche pour un passage limité et contrôlé des personnes.

« Conformément à l’accord de cessez-le-feu et à la directive de l’échelon politique, le passage de Rafah ouvrira ce dimanche [1er février] dans les deux sens, pour un mouvement limité de personnes uniquement », affirme un communiqué du Cogat, organisme du ministère de la défense israélien supervisant les affaires civiles dans les territoires palestiniens occupés.

« La sortie de la bande de Gaza et l’entrée dans celle-ci par le passage de Rafah seront autorisées en coordination avec l’Egypte, après une autorisation sécuritaire préalable des individus par Israël, et sous la supervision de la mission de l’Union européenne », ajoute le Cogat.

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Seul point d’entrée et de sortie

Un peu plus tôt le Hamas avait formulé une demande en ce sens. « Nous demandons (…) une transition immédiate vers la deuxième phase [de la trêve parrainée par les Etats-Unis] qui prévoit l’ouverture du point de passage de Rafah dans les deux sens et l’autorisation pour le Comité national [palestinien pour l’administration de Gaza, mis en place dans le cadre du plan américain] de travailler dans la bande de Gaza », avait écrit le mouvement islamiste palestinien dans un communiqué.

Le poste-frontière de Rafah est le seul point d’entrée et de sortie entre la bande de Gaza et le monde extérieur ne passant pas par Israël. Il est situé dans la partie de l’enclave tenue par l’armée israélienne depuis son repli effectué au début du cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre, derrière une « ligne jaune » lui donnant encore le contrôle de plus de la moitié de ce territoire palestinien dévasté par plus de deux ans de guerre.

Le gouvernement israélien avait annoncé lundi consentir à une réouverture limitée du poste-frontière de Rafah, pour les piétons uniquement, une fois que la dépouille du dernier otage israélien dans Gaza, Ran Gvili, aurait été ramenée en Israël, mais n’avait alors pas fixé de date. Les restes de ce policier ont été exhumés en début de semaine par l’armée israélienne dans un cimetière du nord de Gaza et enterrés en Israël mercredi.

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« Situation humanitaire dramatique »

Sur le plan humanitaire, la présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Mirjana Spoljaric Egger, a estimé que le monde devait désormais se pencher sur la situation dans le territoire. « Au cours des quinze dernières semaines, le CICR a collaboré avec Israël, le Hamas et les médiateurs pour rapatrier les otages, les détenus et les dépouilles des personnes décédées auprès de leurs familles, conformément à la première phase de l’accord » de cessez-le-feu, a-t-elle rappelé dans un communiqué, appelant la communauté internationale à « améliorer d’urgence la situation humanitaire dramatique à Gaza ». Mme Spoljaric Egger a ainsi appelé la communauté internationale à « saisir toutes les occasions d’intensifier ses efforts pour soulager les souffrances à Gaza ».

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« Nombreux sont ceux qui, à Gaza, vivent encore sous les décombres, privés de services de base, et qui luttent pour se protéger du froid hivernal. Des milliers de familles attendent toujours des nouvelles de leurs proches. Les hôpitaux, les habitations, les écoles et les réseaux d’eau potable doivent être réparés, et les munitions non explosées doivent être déminées », a rappelé la cheffe de la Croix-Rouge.

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Le Hamas, qui avait lancé avec d’autres groupes palestiniens une attaque sans précédent sur Israël le 7 octobre 2023, prélude à la guerre, appelle une nouvelle fois « les médiateurs et les Etats garants de l’accord de cessez-le-feu (Egypte, Etats-Unis, Qatar et Turquie) [à assumer] leurs responsabilités » et à exercer une « pression sérieuse » sur le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, pour « l’empêcher d’entraver l’accord ». Le mouvement islamiste palestinien et Israël s’accusent mutuellement de violer quotidiennement les termes de la trêve.

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Le Monde avec AFP

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